Les dossiers du Club

Le code du Samourai

Au Japon, aucune figure n’est plus symbolique que celles des Samouraïs,
ces guerriers héroïques qui vivaient par le code du Bushidō,
fondé sur la loyauté, la justice et l’honneur. La tradition guerrière au
japon est aussi vieille que le pays lui-même, mais le véritable Samouraï émergea
durant la période Heian du milieu du 12ème siècle.

Le préfixe Bu signifie, en japonais, l’ensemble des techniques
martiales. Shi signifie guerrier, et le suffixe Dō
désigne la voie, celle qui mène à la maîtrise de soi par le travail
conjoint du corps et de l’esprit. Ce code d’honneur de la caste militaire
japonaise a donné naissance aux écoles de karaté et autres arts martiaux
orientaux, tous régis par des codes d’honneur et la maîtrise du corps
esprit par un entraînement régulier.

L’esprit du Budo constitue une véritable éthique inspirée de la
philosophie religieuse du Shintoïsme, du Confucianisme chinois et du
Bouddhisme Zen. L’esprit du Budo, outre les qualités guerrières qu’il
exigeait, requérait de ses adhérents qu’ils fassent preuve d’une recherche
de la perfection. Le Bouddhisme Zen influencera beaucoup le Bushidō.
Ce dernier demande avant toute chose une certain sang-froid devant la mort,
parce que faire face volontairement à la mort, c’est apprendre à conquérir
ses peurs. Selon les principes zen, la peur ne peut réellement être
conquise que si la notion du “moi” et tout ce qui s’y rattache est abolie.

 

bushido

La première mention du terme Bushidō s’est produite dans le Kōyō Gunkan,
écrit aux alentours de 1616.
L’apparition du Bushidō est liée à celle du Moyen âge  japonais, et des premiers
Shoguns au XIIe siècle ; son contenu précis a changé historiquement en même temps
qu’évoluaient les normes des Samouraïs .
Zen et Bushidō s’implantèrent très profondément parmi ces derniers,
et pénétrèrent la culture et les valeurs japonaises. Dans cette
perspective et dans la poursuite d’un but, l’entraînement mental devint
plus important que le physique. Son idéal était l’esprit martial,
y compris des qualifications sportives et militaires aussi bien que l’ affrontement
sans crainte de l’ennemi dans la bataille.
Comme le Confucianisme, le Bushidō exigeait le dévouement filial ; mais, provenant du
système féodal, il a également soutenu que l’honneur suprême était de
servir son seigneur jusqu’à la mort.
Si ces engagements étaient en conflits, le Samouraï était lié par fidélité à son seigneur
en dépit de la douleur qu’il pourrait causer à ses parents.
La régularisation finale de la pensée du Bushidō s’est produite pendant la période
de Tokugawa au 17ème siècle, quand Yamaga Sokō  a comparé le Samouraï avec
“l’homme supérieur” confucéen, et a enseigné que sa fonction essentielle
était d’être un exemple vivant pour les classes inférieures.
Sans négliger la vertu confucéenne de base, la bienveillance, Soko a mis l’emphase sur
la deuxième vertu, la droiture, qu’il a interprété en tant que l’engagement.
Ce code  d’honneur strict, affectant des sujets de  vie et de mort, a exigé un choix
conscient et ainsi a stimulé l’initiative individuelle tout en pourtant réaffirmant
les engagements de la fidélité et du dévouement filial.
L’obéissance à l’autorité a été souligné, mais le devoir est venu d’abor même
si il nécessitait la violation de la loi décrétée.
Dans un tel exemple, le vrai Samouraï prouverait sa sincérité et expierait son crime
contre le gouvernement en s’enlevant sa propre vie.

La caste des Samouraïs qui n’était alors qu’une caste militaire peu lettrée,
s’est retrouvée désœuvrée suite à la paix imposée après la prise de pouvoir de Tokugawa.
Le code d’honneur défini par Yamaga, un rōnin de l’ ère Edo, a permis de redéfinir leur rôle
et de leur trouver une nouvelle raison d’être.
Avec cette pacification , la fonction combattante des guerriers diminua et ceux-ci devinrent
des fonctionnaires. Ils laissèrent côté guerrier pour les cérémonies, et commencèrent
à s’intéresser aux arts, surtout l’écriture.
À partir de cette période Edo, les termes Bushi et Samouraï ne furent plus tout a fait synonymes,
le Bushi se distinguant du Samouraï par son appartenance à la classe supérieure des guerriers.

Voici donc les sept grandes vertus confucéennes associées au Bushidō.
La vertu est habituellement définie comme une disposition de la volonté,
acquise par répétition des actes, et qui habilite l’homme à agir bien.
Même si elles sont numérotées, il n’y a pas d’hiérarchie entre elles.
En théorie, les  sept vertus sont équivalentes, mais dans les faits,
cela était rarement le cas. Pour certains clans, on parlait beaucoup du sens du devoir, de la loyauté.
Un grand nombre de Samouraïs ne faisaient preuve de bienveillance qu’envers les membres
de leur caste ou même uniquement envers des samurai en détresse de leur clan.
Ceci était probablement dû au fait que chaque clan ou famille tendaient à une vision
shintoïste, bouddhique ou confucianiste.

1.JUSTICE : GI

Parfois aussi nommée droiture, rectitude ou rigueur; c’est le précepte qui
demande de suivre les règles morales que l’on considère comme justes,
sans jamais s’en écarter.
Le terme Gishi est appliqué à un individu démontrant un grand accomplissement de soi dans une discipline.

Un guerrier célèbre la définit ainsi :
La rectitude est le pouvoir de prendre, sans faiblir, une décision dictée par la raison.
Mourir quand il est bien de mourir, frapper quand il est bien de frapper.
La droiture passe par le respect de soi-même, et engendre le respect à l’égard des autres et de la part des autres.
Être fidèle à ses engagements, à sa parole, et à l’idéal que l’on s’est choisi est soutenu par le courage.

2. COURAGE : YU

Le jeune Samouraï était continuellement endurci et endoctriné sur la notion de courage.
Pendant leur éducation, on les contraignait parfois les jeunes apprentis Samouraïs
à se rendre seuls, à minuit, sur les lieux d’un supplice, et à en rapporter la tête d’un des condamnés pour éprouver leur courage.
Le courage n’est pas donc l’absence de la peur, mais d’affronter les épreuves malgré nos peurs et nos craintes.

Un Samouraï a dit: C’est le propre du vrai courage de vivre quand il faut vivre, et de mourir seulement quand il faut mourir.
Le courage nous pousse aussi à faire respecter ce qui nous paraît juste.
Confucius définit ainsi le courage : Sachant ce qui est juste, ne pas le faire démontre l’absence de courage.
Donc, le courage est de faire ce qui est juste.

3.BIENVEILLANCE : JIN

La bienveillance, ou compassion, est une vertu de base selon le confucianisme Chinois.
Elle nous incite à être attentif à notre prochain, à être respectueux de la vie.
Voici ce que Mencius disait au sujet de la bienveillance:

La bienveillance emporte avec elle tout ce qui tente de lui faire obstacle, aussi facilement que l’eau domine le feu.

Le Samouraï doit prêter assistance à ceux qui en ont besoin.
S’il a un katana que d’autres hommes n’ont pas le droit d’avoir, c’est pour s’en servir à leur place et pas pour s’en servir contre eux.
Nous retrouvons ici la clémence du guerrier japonais, Bushi No Nasake, qui pouvait certes utiliser son sabre pour régler tout problème lui étant présenté, mais qui possédait également la possibilité de calmer les esprits sans ôter la vie.
Certains disciples du Bushido pouvaient atteindre un haut degré de douceur pacifique.

Tel Ogawa : ” Quand les autres disent du mal de toi, ne rends pas le mal pour le mal, mais réfléchis que tu n’a pas été non plus toujours fidèle dans l’accomplissement de tes devoirs.” Conçue comme un trait féminin, la bienveillance vient équilibrer la droiture ,un trait perçu comme étant masculin

4. RESPECT : REI

Le respect, n’est que l’expression de l’intérêt sincère et authentique porté à autrui, quelle que soit sa position sociale, au travers de gestes
et d’attitudes pleines de respect et de sollicitude.

Il faut éviter la critique et le dénigrement des autres, car cette néfaste habitude a pour but inconscient de se louanger soi-même.

Rabaisser autrui est un moyen facile de se grandir, relativement à peu de frais.

De telles pratiques sont indignes d’un Samouraï, peu importe la position sociale, les qualités et les faiblesses des autres, le Samouraï doit traiter les personnes et les choses avec respect.

Le respect nous ramène au principe du Ying et du Yang; l’un ne peut exister sans l’autre.

Sans modestie, aucun respect n’est possible, sans respect aucune confiance ne peut naître.

Sans confiance aucun enseignement ne peut être donné, ni reçu.

Cette relation humaine élevée est encore vivante en Orient.

Pour respecter les autres, il faut pouvoir résister à ses propres émotions d’impatience, de colère, de désir, de peur, etc.

La force d’âme, combinée au respect d’autrui et à la politesse, qui ne veut pas blesser ou gêner les autres, aboutit alors à une grande quiétude.

5. SINCÉRITÉ : MAKOTO

La sincérité est primordiale dans l’engagement martial : Le Bushidō tient le mensonge ou l’ambiguïté pour une lâcheté.

Bien qu’il y ait divers serments et rites accompagnés de promesses dans la vie d’un Samouraï, on considère dans la vie courante que sa parole vaut acte.

Un Samouraï n’a pas besoin de prêter serment lorsqu’il déclare qu’il va faire quelque chose.

Le simple fait qu’il le dise l’engage, et le fait de mettre en doute cet engagement revient à insulter le Samouraï.

Bushi no ishigon, parole de Samouraï, est une garantie suffisante.

Une promesse ainsi faite est tenue, sans preuve nécessaire de cet engagement.

Il n’y a pas de différence entre vérité et réalité.

Confucius va plus loin :

La sincérité est la fin et le commencement de toutes choses, sans la sincérité, rien n’existerait.
L’idéogramme chinois qui signifie sincérité est une combinaison des mots Parole et Perfection.

6. HONNEUR : MEIYO

L’idéogramme de Meiyo contient deux kanji.
Mei signifie nom et Yo veut dire réputation, honneur.

La plupart des Samouraïs vouaient leur vie au Bushidō, qui exigeait loyauté et honneur jusqu’à la mort.

Si un Samouraï échouait à garder son honneur il pouvait le regagner en commettant le seppuku, un suicide rituel, que l’on connaît mieux en occident

sous le terme de hara-kiri ou action de s’ouvrir le ventre.

Cependant, il faut souligner la différence entre seppuku et hara-kiri. Le
seppuku permettait à un guerrier vaincu de se donner la mort et de pouvoir ainsi mourir en gardant son honneur intact, le vainqueur abrégeait ensuite ses souffrances.

Le hara-kiri était une façon de se donner la mort où la personne “perdait” tout honneur suite à ce geste. Dans le Japon féodal, on parlera de hara-kiri pour une personne se donnant la mort suite à une grande humiliation par exemple, et de seppuku pour une personne assumant une défaite en se donnant la mort.

Cette nuance est d’une grande importance dans la compréhension du Bushidō. Sous
sa forme la plus pure, le Bushidō exige de ses pratiquants qu’ils jugent efficacement le moment présent par rapport à leur propre mort, comme s’ils n’étaient déjà plus de ce monde.

Miyamoto Musashi a rédigé un livre intitulé Gorin no sho, Le livre des cinq roues.

Une compilation des idées de Musashi figurent dans le Doku-ko-do, principes pour agir seul.

Dans un des articles il écrit: “mi o sutetemo myori wa sutezu”(meme si tu dois te sacrifier, tu ne dois pas oublier ton honneur).

En clair, cela signifie que si vous oubliez votre honneur, vous allez a l’encontre du dō,
les principes moraux, et du gi. Vous devez donc défendre votre honneur même au prix de votre vie.
On laissait les apprentis Samouraïs de plus en plus libre d’agir selon leur propre jugement, avec la certitude que la moindre erreur ne serait pas pardonnée,

qu’il se repentirait toute sa vie d’une offense grave et qu’un reproche mérité était plus à redouter que la mort même.

Toute infraction à l’honneur d’un Samouraï était ressentie et appelée ren-shi-shin, le sens de la honte.

La désobéissance au code ou à un supérieur  produisait un sentiment de culpabilité et de honte.

Le sens du déshonneur était ainsi le stimulant suprême pour corriger sa conduite. Un Samouraï, dans sa jeunesse, refusa de laisser entamer sa réputation par une légère
compromission: parce que, disait-il, le déshonneur est pareil à une cicatrice sur un arbre que le temps, au lieu d’effacer, agrandit tous les jours .

Mencius disait:

Il est dans la nature de tout homme d’aimer l’honneur, mais ce qui est vraiment honorable réside en chacun et non ailleurs.

L’honneur que les hommes confèrent n’est pas le véritable honneur.

L’honneur est attaché à la manière d’être, à la fidélité, à la parole, à un ami, un Maître, un Idéal, ou à la vérité.

C’est pourquoi le devoir de loyauté est un autre pilier du Bushidō.

7.LOYAUTÉ : Chūgi

Il n’y a pas d’honneur sans loyauté à l’égard de certains idéaux, et de ceux qui les partagent.

Le devoir de loyauté n’est pas uniquement une attitude envers les autres, mais aussi envers des principes et des valeurs.
Elle symbolise la nécessité de tenir ses promesses et remplir ses engagements, ainsi que la sincérité dans ses paroles et dans ses actes.

Le Samouraï doit servir et ne saurait se soustraire à ce qui définit jusqu’au nom de sa caste.

Au Japon la première place revenait à l’Empereur qui incarnait pour les japonais, le Yamato, l’âme même du pays.

Cependant, même l’Empereur devait s’incliner devant la volonté du Ciel et un Samouraï ne saurait faire moins que ceux qui sont au-dessus de lui.

D’ailleurs, le terme Samouraï vient du verbe saburau qui signifie servir.

Le Samouraï sert son seigneur et aussi son clan, sa loyauté doit être sans faille.

L’intérêt du clan, de la famille passe en premier, passe avant l’individu.

De nos jours, ce lien a évolué, tout au moins dans certaines civilisations occidentales, mais il n’a pas pour autant disparu.

Bien que, dans certains pays d’Occident, on prête encore maintenant serment au souverain, Roi ou Empereur, qui incarne la patrie.

Aujourd’hui, il convient de faire preuve de fidélité et de loyauté, par exemple à l’égard de sa patrie, y compris, pour la défendre, l’éventuel sacrifice de la vie.

Celui qui se dérobe à ce devoir est considéré comme un lâche ou un traître.

Le Hagakure.

Le Hagakure est une compilation des pensées et enseignements de JōchōYamamoto, ancien Samouraï  vassal de Mitsushige Nabeshima,
qui a été écrite entre 1709 et 1716. Ce livre qui prêche le Bushidō a été gardé secret pendant plus de 150 années par le clan des Nabeshima.

Formé de 11 tomes, le Hagakure caractérise le Bushidō comme un code qui régit la vie du Samouraï , honneur, servitude, loyauté,
humilité et surtout l’apprentissage et le perfectionnement dans ” l’art de la guerre, de la vie et de la mort”.

Ce livre est très populaire auprès des occidentaux qui s’intéressent à la culture des Samouraïs.
Cependant,  il fut discrédité au Japon après la Seconde Guerre mondiale, accusé d’avoir mené la nation sur la voie du militarisme et du culte des dirigeants et, en fin de compte, à l’échec.

L’esprit du Hagakure peut être résumé dans les quatre pensées suivantes:

1. N’oubliez jamais le bushido;
2. Soyez toujours prêt a servir votre maître;
3. Respectez vos devoirs envers vos parents;
4. Soyez miséricordieux à tout moment et assistez les autres.

 

13571764-guerrier-japonais-samoura--Banque-d'images

Un peu d’histoire

Un peu d’Histoire

Les origines des arts guerriers coréens semblent très anciennes. Sans remonter aux héros-fondateurs de la Corée, des fouilles archéologiques récentes ont permis de mettre en évidence des fresques sur des tombes royales datant de l’époque des trois royaumes (Kogoryo, Sylla, et Paekje 57 av.J.C – 935). Les fresques retrouvées dans un tombeau royal près de Pyonwong prouvent l’existence de méthodes de combat dans la péninsule coréenne.

L’histoire mouvementée du pays prédisposait ses habitants au développement de techniques de combat nombreuses et variées mais également à devenir le carrefour naturel des méthodes martiales venues des deux puissants voisins, l’empire du Milieu et le pays du Soleil Levant.

C’est ainsi que la lutte coréenne (ssireum) trouve sans doutes ses origines dans la lutte mongole, le hapkido puise ses connaissances dans le daito ryu aiki jutsu et le Taekwondo des origines a été fortement marqué par le Karaté Do. Parallèlement, la péninsule coréenne a permis l’émergence de pratiques purement coréennes comme le sadomusul (ou art martial tribal ) ou encore le Taekyon.

Le Taekyon est considéré comme «le père» des autres mudo (arts martiaux coréens). Il occupe une place particulière dans l’histoire des arts martiaux coréens, intimement lié à l’histoire de la Corée. On retrouve sa pratique notamment chez les guerriers Hwarang du royaume Silla (57 av. J.C – 676 ). Ils eurent une forte influence sur l’histoire de la Corée et de l’Asie toute entière pendant plusieurs siècles. Cette chevalerie au service du royaume s’appuyait sur un code d’honneur fondé sur la loyauté au pays, la fidélité aux parents, le courage et l’honneur… . On enseignait parallèlement à cette élite la littérature et la science, la danse, l’art de la guerre, le tir à l’arc, la conduite des chars et bien sûr le combat à mains nues connu sous le nom de Taekyon ou Subaki, à l’origine de l’immense arsenal de techniques de jambes des arts martiaux coréens modernes.

L’introduction des armes à feu va achever l’engouement pour la pratique des arts martiaux dans les milieux militaires pour la déplacer vers les milieux populaires. Cette période correspond à l’achèvement de la dynastie des Koryo (918-1392) et à l’avènement d’une époque qui privilégie les arts et les lettres et qui va considérer la pratique des arts martiaux comme vulgaire et propre aux voyous. Les pratiquants furent progressivement réduits à l’exil intérieur et certains se réfugièrent dans les temples bouddhistes ou dans les montagnes. A l’instar du célèbre temple de Shaolin en Chine, où les moines préservèrent l’héritage martial pendant près de 6 siècles (1392-1910).

La Colonisation

De 1910 à 1945 la Corée est occupée par le Japon. Durant toute cette période les occupants n’eurent de cesse de tenter d’annihiler l’identité coréenne, multipliant les interdictions et imposant sans relâche les moeurs et méthodes de l’empire nippon. A titre d’exemple, seul l’usage du japonais était autorisé en public. Les activités liées à la nation et aux traditions coréennes furent abolies. Les arts martiaux n’échappèrent pas et le Takyon fut interdit et sa pratique disparut quasiment. Le Karaté fut introduit dans la péninsule par l’armée d’occupation du Japon.

La libération du pays le 15 août 1945, provoqua l’émergence d’un fort mouvement patriote visant à raviver la conscience nationale. Des jeux traditionnels transmis de longue main réapparurent au grand jour et des individus qui avaient pratiqué secrètement les arts martiaux du Taekyon revinrent sur le devant de la scène. Rapidement, de nombreux Dojang essaimèrent aux quatre coins de la Corée avec le retour au pays d’étudiants partis faire leurs études au Japon. Parmi lesquels, le futur Général Choi Hong Hi, père du Taekwondo moderne.

Dès son plus jeune âge, son père le conduisit auprès de l’un des plus fameux maîtres de calligraphies de Corée, Han Il-Dang. Ce dernier en plus de ses talents de l’art de la Calligraphie était également un Maître de Taekyon. Maître Han entreprit donc d’enseigner les rigoureux exercices du Taekyon pour renforcer le faible corps du jeune Choi. Avec la seconde guerre mondiale, Choi est envoyé au japon pour poursuivre ses études. A Kyoto, il rencontre un compatriote, M.Kim Hyun-Soo qui lui enseigne le Kataté Do Shotokan. Après deux ans d’entraînement rigoureux, Choi obtient le grade de ceinture noire 1ère dan. Ces techniques mêlées à celle du Taekyon pour le travail des jambes constitueront les fondements du futur Taekwondo.

On retrouve ce cursus pluridisciplinaire chez bon nombre des fondateurs des 9 kwan (Académie d’Arts Martiaux) d’après guerre ( Chung Do Kwan de Won Kuk Lee, 2ème dan de Karaté; Muduk Kwan de Me Hwang Kee, Sifu de Kungfu….).

Peu après l’ouverture des premiers kwan, le besoin de « coréeaniser » s’est rapidement fait sentir. Le Oh Do Kwan, école militaire du Général Choi Hong Hi contribuera grandement à ce processus qui connu trois étapes importantes :

la première a été le choix d’un nom coréen (taesudo puis Taekwondo) issu de la réunification en 1955 de plusieurs Kwan sous la férule du Général. Le nom Taekwondo se rapproche étrangement de celui de Taekyon.

la seconde fut la création d’un système et d’une progression technique complètement distincte de l’art martial japonais (relèvement des positions, introductions de coups de pieds sautés et retournés…).

le troisième fut d’établir l’existence de Taekwondo comme produit de la civilisation coréenne.

Suite à une démonstration dirigée par le Général Choi devant le Président Syngman Rhee, en pleine guerre de Corée (1950-1953), le Taekwondo est rendu obligatoire dans l’armée coréenne. C’est cette première décision prise par le Président de la Corée du Sud qui va donner au Taekwondo son élan mondial.

Les Grandes Dates du Taekwondo Moderne

1953

Le terme Taekwondo apparaît pour la première fois

1961

Fondation de la KTA (Korea Taekwondo Association)

1973

Naissance du Kukkiwon et de la World Taekwondo Federation (WTF)

1988

Première participation du Taekwondo en tant que sport de démonstration aux Jeux Olympique de Séoul

2000

Le Taekwondo devient sport olympique à part entière à Sydney

Test de Cooper

Un petit ticket pour expliquer le test de Cooper.

C’est un  bon test pour voir où on en est dans ça condition physique  et sportive, ont peut s’en servir pour une remise en forme ou même l’adapter dans son entrainement personnel.

Même si moi je préfère la corde à sauter je ne m’en passe pas pour tester ma conditions 1x tous les 3 mois.

Le but est de Courir en 12 minutes une distance de 2650M (soit 8 tours de pistes athlétisme au final.)

  • -Phase 1; 1851 à 2250 m = 5 Tours = Moyen
  •  -Phase 2; 2251 à 2650 m = 6 Tours = Bon
  •  -Phase 3; + de 2650 m = 7 Tours = Très Bon

Vous pouvez adapter votre entrainement pour arriver a cela bien sur.

Piste athletisme

Je suit nul. (je cour a mon aise)

les 3 premier jours;

Je cour un Tour , je marche 1 Tour (3x)

Les 3 jours suivants;

Je cour 2 Tours , Je marche 1 Tour  (3x)

Les 3 jours suivants;

Je cour 4 Tours, Je marche 1 Tour (2x)

Quand vous le sentez, vous vous testez.

  • 8 Tours en – de 12 Minutes .

Courir à un rythme régulier et une bonne enjamber, rien ne sert de forcer sur les 6 premiers tours , forcer sur le dernier tour pour gagner des secondes 😉

Oublier pas de vous échauffer avant et après l’entrainement (10 bonne minutes),on trouve de bon étirement spécifique à la course sur google.

Ps ; Merci a Camille qui ma donner l’idée de ce ticket, Courage à toi.

 

Etirements_apres_effort (1)

ici

Les Tonfas (présentation)

L’histoire du tonfa (appelé aussi tuifa ou tongwa en art martial) est intimement liée à celle de l’île d’Okinawa, située au sud du Japon. En 1409, le roi Shō Hashi a unifié les territoires d’Okinawa et interdit la possession et l’usage des armes aux paysans et autres civils, par crainte des révoltes populaires. Deux cents ans plus tard, soit en 1609, les armes ont à nouveau été confisquées par le régime. Cette interdiction a contraint les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser les envahisseurs « à mains nues », ainsi naissait l’Okinawa-te, l’ancêtre du Kara-te (karate).

Mais aussi l’ingéniosité des paysans sut détourner les outils agraires de leurs fonctions pour en faire des armes d’une redoutable efficacité. Ainsi, le tonfa était à la base une poignée de meule de moulin à moudre.

Tel qu’il se pratique de nos jours dans les dôjô de kobudo, le tonfa est en bois rouge de section ronde ou carrée. Il est muni d’une poignée latérale au tiers de sa longueur et mesure 50 cm.

Pour obtenir une bonne maîtrise technique et une certaine dextérité, sa pratique demande beaucoup de souplesse, de force et d’agilité dans les doigts, les poignets, les coudes et les bras. Toute la subtilité de cette arme repose sur le mariage de la souplesse et de la force afin de doser l’intensité lors de son utilisation aussi bien en impacts reçus que donnés. Il s’utilise traditionnellement par paire pour donner un maximum d’efficacité. C’est donc un exercice réclamant une parfaite coordination technique des membres supérieurs ainsi qu’un total équilibre du corps tout entier.

tonfa2

PS/ Ce Ticket est juste pour aider a mieux comprendre le maniement de l’arme pour en savoir plus, faux laisser la place aux professionnels ;)

oshukai

 

Les Effets de la Cohérence Cardiaque

Dans son best-seller Cohérence cardiaque 365, le Dr David O’Hare explique comment incorporer la cohérence cardiaque à son quotidien pour qu’elle délivre tous ses bénéfices. Mais quels sont ses effets justement ? Combien de temps durent-ils ? Voici tout ce que vous pouvez attendre de cette pratique.

L’état de cohérence cardiaque entraîne de nombreux effets physiologiques, biologiques et physiques.

Les effets immédiats et fugaces

Ce sont les effets qui durent tant que persiste l’état de cohérence cardiaque induit par la respiration :

  • Augmentation de l’amplitude de la variabilité cardiaque.
  • La courbe devient arrondie, régulière, on dit qu’elle est cohérente en opposition au chaos préalable.

respiration guidee

L’effet ressenti est un effet quasi immédiat d’apaisement et de calme. La pression artérielle et la fréquence cardiaque baissent doucement, la sérénité s’installe, le cerveau se met en mode veille attentive et calme.

Les effets immédiats et rémanents

Ce sont des effets qui démarrent pendant la séance, après quelques minutes (en général trois à quatre minutes) et qui persistent pendant plusieurs heures (en général quatre à six heures).

  • Baisse du cortisol sanguin et salivaire. Le cortisol est la principale hormone de défense sécrétée pendant un stress. C’est l’action de la cohérence cardiaque sur le cortisol qui explique une grande partie des effets de cette pratique sur le stress.
  • Augmentation de la DHEA (déhydroépioandrostérone), une hormone qui entre en jeu pour moduler le cortisol. Elle a aussi un rôle primordial à jouer dans le ralentissement du vieillissement. C’est la seule hormone qui baisse régulièrement avec l’âge – elle est aussi appelée « hormone de jouvence ». C’est l’action de la cohérence cardiaque sur la DHEA qui explique une grande partie des effets de la cohérence cardiaque sur le ralentissement du vieillissement.
  • Augmentation des IgA salivaires (Immunoglobulines A), des facteurs qui participent à la défense immunitaire. C’est l’action de la cohérence cardiaque sur les IgA qui explique une grande partie des effets de la cohérence cardiaque sur le renforcement immunitaire.
  • Augmentation de la sécrétion d’ocytocine. L’ocytocine est un neurotransmetteur d’information émotionnelle très curieux. Elle favorise l’attachement et a été appelée hormone de l’amour. Elle est particulièrement sécrétée par les femmes qui accouchent et qui allaitent et elle semble renforcer le lien avec leur enfant. La sécrétion accrue d’ocytocine par la cohérence cardiaque procure du plaisir à être en présence de personnes aimées. Avoir du cœur, avoir le cœur sur la main, avoir un grand cœur sont des expressions populaires ancestrales qui trouvent ainsi un écho biologique.
  • Augmentation du facteur natriurétique auriculaire, une hormone sécrétée par le cœur pour moduler la pression artérielle. C’est cette modulation qui explique les effets très intéressants de la pratique de la cohérence cardiaque sur l’hypertension artérielle.
  • Augmentation des ondes alpha, ces ondes lentes captées par les électroencéphalogrammes et qui sont des ondes d’éveil calme et attentif. Elles favorisent la mémorisation et l’apprentissage, interviennent dans la coordination, la communication et optimisent la gestion du cortex cérébral pour inhiber les zones non indispensables. De nombreuses pratiques méditatives cherchent à augmenter le nombre de ces ondes, la cohérence cardiaque parvient à ce résultat également.
  • Action favorable sur de nombreux neurotransmetteurs(hormones qui véhiculent les émotions) dont la dopamine (hormone du plaisir et de la récompense) et la sérotonine (hormone aux effets complexes qui joue un rôle capital dans la prévention de la dépression et de l’anxiété).
  • Réduction de la perception du stress et des autres émotions désagréables. Plusieurs études cliniques ont montré qu’unecolère suivie de quelques minutes de pratique de la cohérence cardiaque permettait de réduire de façon significative les effets néfastes de cette émotion sur la santé.
  • Impression générale de calme, de lâcher-prise et de distanciation par rapport aux évènements (confirmé par des études au moyen de questionnaires).

Les effets à long terme

Il n’y a pas d’effet à long terme ! Ce n’est pas vraiment une boutade, c’est une constatation. La seule façon d’obtenir un effet à long terme c’est de pratiquer cette respiration plusieurs fois par jour pour cumuler les effets à moyen terme sur le long terme. Tous les effets détaillés ci-après sont obtenus par une pratique régulière quotidienne (trois ou quatre fois par jour) pendant au moins cinq minutes. Il semble, toutefois, que les effets se potentialisent avec le temps. Les effets bénéfiques apparaissent en moyenne 7 à 10 jours après avoir débuté une pratique régulière de cohérence cardiaque. Ils persistent dans le temps et durent plusieurs semaines après l’arrêt de la pratique.
Les effets à long terme suivants ont été décrits par la recherche médicale :

  • Diminution de l’hypertension artérielle pour les hypertensions artérielles légères à modérées. Cette diminution est à présent reconnue comme étant un traitement intéressant avant la mise en place de médicaments.
  • Diminution du risque cardiovasculaire.
  • Diminution de l’anxiété et de la dépression.
  • Meilleure régulation du taux de sucre chez les diabétiques et prévention des accidents neurologiques et circulatoires secondaires à cette maladie.
  • Réduction du périmètre abdominal et perte de poids chez les personnes obèses.
  • Meilleure récupération à l’effort pour les sportifs. La pratique de la cohérence cardiaque existe dans le milieu du sport de haut niveau depuis de nombreuses années. Ce fut l’une des toutes premières applications de la cohérence cardiaque.
  • Amélioration de la concentration et de la mémorisation.
  • Diminution des troubles de l’attention et de l’hyperactivité.
  • Meilleure tolérance à la douleur, et diminution de la douleur. Les effets sont particulièrement nets pour des douleurs neurologiques comme la migraine, les sciatiques et les névralgies.
  • Amélioration de la maladie asthmatique.
  • Impact sur la réduction de l’inflammation pathologique. La cohérence cardiaque pourrait ainsi participer à la prévention de certaines maladies chroniques.

Exercises;

 

 

Le 300 Workout

Le « 300 Workout programme », un des WOD les plus durs en Crossfit Peut-être en avez-vous déjà entendu parler, où peut être jamais. Si vous souhaitez perdre du gras et prendre un maximum de muscle, alors le WOD 300 Workout program risque fort de vous intéresser. Vous connaissez sans doute le fameux film 300, sortit au cinéma en 2005 et qui raconte l’entrée en guerre entre Sparte et la Perse. Eh bien, si vous en l’avez pas vu, je vous le recommande, action garantie. Sinon, ce n’est pas grave, ça ne vous empêchera pas de comprendre la suite de l’article.

Mais quel est donc le rapport entre le film 300 et un WOD de Crossfit ?
Les guerriers de Sparte avaient la réputation d’être des guerriers fort redoutables et extrêmement robustes au combat, les réalisateurs du film ont voulu reproduire une adaptation des plus fidèles qui soit, ils leur fallait donc des acteurs aux physiques exceptionnels. C’est pour cette raison qu’ils ont fait appel à des spécialistes du Crossfit pour leur concocter un WOD de préparation physique des plus difficiles qui soit, le « 300 workout programme« .
Le résultat a été sans appel, car même si les photos sont sans doute passées par le célèbre outil Photoshop, il n’en demeure pas moins que les acteurs ont obtenu des résultats fulgurants, comme peut en témoigner le cliché ci-dessous, pour ceux qui n’auraient pas vu le film.

Découvrons le 300 workout programme.
Pendant plusieurs semaines, les acteurs du film ont été soumis à un WOD qui contient 300 répétitions d’exercices différents, le but est de réaliser le WOD sans aucun temps de repos, ce qui est impossible sans un bon entrainement préalable. Voici le WOD :
-25 tractions pronation
-50 soulevés de terre barre à 60 kg
-50 pompes prise large
-50 sauts sur un banc à 60 cm de hauteur
-50 relevés de jambes couché avec une barre bras tendus avec 60 kg (floor wipers)
-50 épaulés-jetés d’une main avec haltère de 16 kg (ou Kettlebell de 16 kg)
-25 tractions pronation
Le WOD est donc particulièrement intense dans sa réalisation, certains acteurs avouent même avoir subis les pires souffrances avec cet entrainement, ce qui est logique. Il n’empêche que c’est vraiment difficile !

Les acteurs et le 300 workout programme.
Pour vous donner un ordre d’idées, Andrew Pleavin, l’un des acteurs principaux, détient le record du WOD avec un temps de 18 minutes et 11 secondes, une excellente performance de la part d’un acteur ! Vous n’avez plus qu’à vous mesurer à lui :). Ce programme est connu pour favoriser la prise de muscle et la fonte des graisses en un temps- record si bien entendu votre alimentation est soigneusement sélectionnée. Je vous recommande donc de le tester, au moins pour le fun, tout en sachant qu’il faudra y aller doucement si on est un parfait débutant en Crossfit.

andrewpleavin

Source

Le Taisso

Dans les arts martiaux comme le judo, le karaté ou l’aïkido, préparer son corps aux mouvements qui vont être réalisés pendant l’entrainement est une chose importante. Le Taïso (préparation du corps en japonais) est plus qu’un échauffement : c’est une pratique à part entière, accessible à tous, et qui aide à mieux appréhender son corps.

Le Taïso c’est quoi ?
A l’origine, le Taïso était uniquement utilisé par les pratiquants d’arts martiaux. Mais de plus en plus de personnes pratiquent uniquement le Taïso.
Des cours spécifiques lui sont consacrés dans les Dojo, mais également dans les centres de remise en forme où il est utilisé comme une alternative ludique et fonctionnelle au fitness. Il présente l’avantage d’être une pratique douce et progressive.
En effet, le Taïso est particulièrement adapté aux personnes qui reprennent le sport après une blessure ou un arrêt, aux personnes sédentaires ou aux seniors. Et plus généralement à toutes celles et ceux qui veulent pratiquer une activité physique qui prend en compte le corps et le mental.
Car le Taïso est avant tout un état d’esprit…

L’état d’esprit du Taïso
Quand on pratique le Taïso, l’état d’esprit a une grande importance. Plus encore que la technique elle-même. Tous les mouvements et postures sont effectués avec un état d’esprit neutre.
C’est-à-dire qu’il faut être dans l’instant présent et dans la conscience de chaque mouvement sans se laisser emporter par ses sensations et ses émotions.
Exactement comme dans la méditation en pleine conscience. De plus, le Taïso est une pratique où il faut faire des gestes naturels en respectant son corps et ses limites.
Il intègre des phases d’activité et de repos. Mais à quoi le Taïso peut-il nous servir ? Est-il aussi efficace qu’un «sport classique» ?

Les bienfaits du Taïso
Le Taïso est une pratique progressive et consciente, mais cela ne veut pas dire qu’il est inutile. Même pour des sportifs chevronnés ! En effet, le Taïso est vecteur de nombreux bienfaits pour notre pratique sportive et notre santé. Il aide à :

-Se renforcer au niveau musculaire
-Améliorer son équilibre et sa coordination
-Augmenter ses aptitudes psychomotrices
-Solliciter en douceur ses articulations
-Se relaxer et prendre conscience de son souffle
-Renforcer la conscience de l’instant présent

Si vous êtes intéressé par le Taïso, découvrez la méthode Feldenkrais : une méthode inventée par le physicien et judoka Moshé Feldenkrais.

Les Particularités du Karaté Goju-Ryu

LE GOJU-RYU est resté à Okinawa un karaté traditionnel utilisant des techniques de saisies, des projections, des clés, des coups de coude et de genou, des attaques aux points vitaux : yeux, parties génitales…. Les blocages comportent beaucoup de techniques mains ouvertes avec ou non des saisie. Tout ces blocages sont circulaires et sans choc. L’attaque est déviée et contrôlée pour empêcher l’adversaire d’enchaîner. Certains blocages sont basés sur la souplesse, le relâchement du bras. Le principe du blocage n’est pas la contraction mais une certaine élasticité ou lourdeur du bras qu’on nomme “ Muchimi ”. Les coups de pieds peuvent être employés au visage à l’entraînement, mais en combat et dans les katas, ils sont courts et toujours en dessous de la ceinture. Le Goju-ryu comporte un travail de renforcement du corps basé sur un travail aux instruments de musculation spécifique, et sur un travail à deux.
Ces instruments de musculation sont destinés à développer la coordination des mouvements, le bon placement du corps et de la colonne vertébrale, la conscience des chaînes musculaires, et la globalité du corps dans chaque mouvement. Cette musculation cherche à augmenter la densité et non le volume musculaire, car un trop grand développement musculaire limite la souplesse et la rapidité. Ce travail vise aussi à renforcer et assouplir tout à la fois le poignet, les épaules, le dos et les hanches. Il développe la puissance mais aussi les sensations musculaire et la focalisation (kime) dans ce relâchement. Il permet de plus de développer l’énergie explosive. Le travail est basé sur la durée ; il ne sert à rien de vouloir manier des instruments trop lourd, il faut choisir une masse adaptée à son niveau et répéter les mouvements plusieurs dizaines de fois. Les instruments les plus répandus sont les suivants :
Les chishi : haltères constituées d’un manche et d’une masse d’un seul côté du manche. Les chishi sont souvent fabriqués avec du bois pour le manche et du ciment pour la masse ; cela permet d’en avoir de toutes les tailles et de tous les poids.
Ce dernier peut varier de 3 à 15 kilo. On saisie le chishi par le manche, puis on exécute divers mouvements soit en sanchin, soit en shiko dachi. Tous ces mouvements s’accompagnent d’une respiration précise. Tout le corps doit participer à chaque mouvement.shichi

Les kami :

jarres de terre cuite dont le col fait une dizaine de centimètres et que l’on saisit avec les doigts (pouce replié) afin de développer la force de saisie, la stabilité dans les déplacements et apprendre à bien positionner les épaules. Au début les jarres sont vides, puis quand le pratiquant les manies avec aisance, on y ajoute un peu de sable tous les jours avant l’exercice.
Le travail est donc progressif et il respecte le corps.

kami

Les tetsugeta :

Sandales en bois lestées ou de fontes destinées à travailler les techniques de jambes, avec on exécute au ralenti divers keri pour développer la puissance de frappe et la fluidité des techniques de jambes.

( il serait néfaste pour les articulations de vouloir exécuter les techniques à vitesse réelle).

les tetsugeta

– Ce travail aux instruments est complété par un travail au poteau de frappe “ makiwara ”, et par un travail à deux appelé “ kote kitae ” qui est destiné à endurcir les muscles des avant bras et donc à protéger les os dans les blocages. Dans sa forme la plus simple les deux pratiquants se frappent mutuellement sur les avant bras. L’intensité du choc est très légère au début de la pratique, puis va en croissant en fonction du niveau. L’important est de bien doser l’intensité du choc par rapport à son niveau, en effet toute lésion musculaire va à l’encontre du but recherché, c’est-à-dire l’endurcissement du muscle. Il existe également un “ ashi kitae ” pour endurcir les cuisses et les jambes. On n’endurcit que les muscles externes, en effet l’endurcissement des muscles internes des bras ou des cuisses est considéré comme nuisible à la santé. Le Goju-ryu possède également un exercice de mains collantes appelé “ kakie ” et que l’on trouve aussi dans les styles internes chinois comme le Tai Chi Chuan et que l’on nomme “ tuishou ”. Cet exercice permet de travailler la stabilité statique et en mouvement, le placement, la vision tactique, l’exploitation des erreurs du partenaire, et à sentir l’autre. C’est donc un très bon exercice d’entraînement au combat. La positions la plus courante en Goju-ryu est sanchin dachi, considérée comme la base du travail de toutes les autres positions.

– Le Goju-ryu comporte 12 katas, 9 sont des katas ramenés de Chine par Maître HIGAONNA Kanryo. Ils ont conservé leur nom en chinois du Fujian, bien que la prononciation en ait été okinawaïsée. Ces katas d’origine chinoise sont : Sanchin, un kata respiratoire de renforcement et de travail interne, Saifa, Seiunchin, Sepai, Sisochin, Sesan, Sanseru, Kururunfa, Suparumpei, qui sont des katas de combats. Maître MIYAGI Chojun a modifié le kata Sanchin, qui se pratique aujourd’hui poing fermés, et il a créé 3 katas nouveaux : Gekisai dai ichi et ni qui sont des katas pour les débutants et le kata Tensho, inspiré d’un kata chinois que Miyagi a vu lors d’un voyage en Chine, et qui se travaille mains ouvertes. Il met l’accent sur la souplesse dans les techniques et est considéré comme le kata complémentaire du kata Sanchin.

– L’entraînement traditionnel commence par l’étude du kata Sanchin et par l’apprentissage des techniques de bases : positions, blocages, attaques de pieds et de bras. Après cet entraînement de base qui peut durer plus ou moins longtemps selon les individus, commence le travail aux instruments et l’étude des katas de combat et de leurs applications “ bunkai ”. Les katas et les bunkai sont considérés dans les écoles traditionnelles comme la seule véritable école du combat. On apprend différentes versions d’un même kata au cours de sa progression, chaque version étant adaptée à un niveau de pratique. Les bunkai, à travers les multiples variantes doivent conduire à la spontanéité, à la vision juste de la distance et des réactions de l’adversaire. C’est le travail personnel du pratiquant de transformer les exercices de base que sont le kata et ses applications en une réalité de combat. Les techniques des bunkai se caractérisent souvent par une simultanéité du blocage et de la contre attaque. Le mouvement est continu, sans rupture. Il est à noter qu’à Okinawa on apprend pas un nouveau kata avant d’avoir pratiqué des années le précédent.

Vidéo:

gojuryu okinawa

 

 

Quelques Exercises de Pliométrie

La pliométrie est un type de contraction qui permet de travailler la rapidité et l’explosivité des muscles. Nous vous proposons donc ici différents exercices pour travailler le haut et le bas du corps, avec et sans charges.
Pour rappel, en musculation, la pliométrie est une technique de musculation qui permet d’augmenter la capacité à produire un mouvement plus puissant sur une période très courte (exemple lorsqu’on se relève rapidement suite à un saut). Nous allons donc voir maintenant quels exercices peuvent découler de cette technique de pliométrie. Il existe des exercices avec ou sans charges, pour le haut comme pour le bas du corps.
Exercices avec charges – haut du corps
2 exercices : – le développé couché. Dans le cadre d’une contraction pliométrique, cet exercice du développé couché est un peu différent. En effet, il consiste à simplement accompagner la barre lors de la phase de descente afin de la projeter dans la phase de poussée. On peut imaginer que la barre rebondit sur le corps. – le rowing. Lorsque la barre arrive en bas, tirer le plus vite possible vers vous pour la ramener.
Exercices avec charges – bas du corps 2 exercices : – squat. Flexion entre 90° et 120° puis extension. – mollet. A l’aide d’une machine sur laquelle vous seriez sur la pointe des pieds, laissez descendre les talons et remontez-les rapidement.
Exercices sans charge – haut du corps 2 exercices : – tractions à la barre fixe. Faites des tractions normales en insistant sur le mouvement de ressort après la descente. – pompes sautées. Effectuez des mouvements de pompes habituels à la différence que lorsque vous remontez, donnez une forte impulsion pour que vos mains quittent le sol.
Exercices sans charge – bas du corps Un seul exercice qui se décline en 2 : – bonds verticaux. Pratique du saut de haie ou encore du saut à la corde. – bonds horizontaux. Pratique des foulées bondissantes ou des sauts à pieds joints en avançant.

exerc plyometrie

 

Le Taekwondo WTF

Le Tae Kwon Do est un art martial Coréen. En 1955, le général Choi Hong Hi décida de réunir les diverses écoles existantes pour créer un seul art martial dénommé Tae Kwon Do. Cet art martial moderne et évolutif est une forme rénovée de l’antique Tae Kyon. C’est par son esprit que le Tae Kwon Do se distingue des autres arts martiaux:

Courtoisie, Loyauté, Persévérance, Maîtrise de soi, CombativitéLe T.K.D. présente la particularité d’utiliser beaucoup les coups de pieds. C’est pour cette raison qu’il fut longtemps appelé “Karaté volant”. La pratique du Tae Kwon Do comprend plusieurs aspects parmi lesquels on trouve: de la casse (Gyeuk-Pa), des formes codifiées (Poom-Se), de la self-défense (Ho-Sinn-Soul), la compétition

Les points vitaux (Keupsoh): Keupsoh en Taekwon Do, il y a environ soixante-dix points vitaux. La bonne connaissance des points vitaux permet de se débarrasser rapidement d’un ou plusieurs agresseurs. En combat sans armes, la main en lance, le Kwansou (doigts), le tranchant du pied sont les armes naturelles puissantes à utiliser. La connaissance des points vitaux, et surtout de la bonne façon de les percuter est transmise par les maîtres à leurs plus fidèles élèves. Pour accéder à cet enseignement qui ne peut être diffusé auprès des débutants pour des raisons évidentes de sécurité, il vous faudra de nombreuses années d’efforts et de progression. L’enseignement du Taekwon Do commence à partir de la ceinture noire.

Les blocages: Alé maki: blocage bas, Montong maki: blocage moyen, Eulgoul maki: blocage haut

Les coups de pieds (Tchagui): Ils se déclinent sous toutes les formes: directes, sautées, retournées.

Ap Tchagui (coup de pied de face), Yop Tchagui (coup de pied latéral), Dol Lyeu Tchagui (coup de pied circulaire), Twit Tchagui: coup de pied retourné sans regarder (coup de pied de “cheval”), Bandal Tchagui: coup de pied semi circulaire très utilisé en compétition, Nelyo Tchaguy: coup de pieds retombant (“marteau”)

Les Casses (Kyokpa): Au début en Corée la casse était réservée aux ceintures noires de Taekwondo. Les maîtres sélectionnaient les meilleurs élèves pour les démonstrations publiques. Stéphane SION CN 2ème Dan En T.K.D. traditionnel la planche de pin de 30cm de côté et de 2,7cm d’épaisseur est le plus souvent utilisée pour les casses. Avant de pratiquer les casses il est indispensable de bien maîtriser les techniques de bases. Une casse réussie allie puissance, vitesse, précision. La plus grande difficulté de la casse est de vaincre sa propre appréhension. Un coup capable de briser une planche de 3cm appliqué au point vital d’un adversaire peut le tuer net. (compétiteurs modérez-vous) Au club de Versailles les casses sont pratiquées aux passages de grades à partir du 4ème Keup, et en démonstrations publiques. Il n’y a pas de casse pendant les cours.

Les Poom Se: Il est toujours difficile de trouver un partenaire pour livrer combat. C’est pour cette raison que les poomsés ont été développés et perfectionnés. Le poomsé est un combat imaginaire contre un ou plusieurs adversaires. L’étude des poomsés permet de progresser dans les différentes techniques. Il en existe 8 jusqu’à la ceinture noire (Taegeug Poom-Se):

Taegeug Il Jang (7ème Keup), Taegeug Yi Jang (6ème Keup), Taegeug Sam Jang (5ème Keup), Taegeug Sa Jang (4ème Keup), Taegeug Oh Jang (3ème Keup), Taegeug Youk Jang (2ème Keup), Taegeug Tchil Jang ( 1er Keup), Taegeug Pal Jang (1er Dan)

Il y a 9 poomsés supérieurs pour les pratiquants ceintures noires: Koryo, Keumgang, Taebaek, Pyongweon, Sipjin, Jitae, Tcheongweon, Hansoo, Ilyeo.

Terminologie du TaeKwonDo: En ce qui concerne l’orthographe des termes utilisés en TKD, il n’y a pas de faute possible, car nous écrivons la phonétique des mots, l’alphabet coréen n’ayant rien à voir avec le notre.

Défense conventionnelle: Les combats conventionnels sont destinés à développer les techniques de combat et de défense. Au TaeKwondo il y a deux styles principaux, les Sebon Kyorugi (3 pas d’attaque) utilisés jusqu’à la ceinture verte, puis les

Hanbon Kyorugi ; (1 pas d’attaque). 5 techniques différentes de Hanbon Kyorugi doivent être présentées lors du passage de ceinture noire fédérale. Ces exercices permettent d’ améliorer la précision, la prise en compte de la distance, l’efficacité des techniques. Les techniques de self défense sont étudiées dans ces exercices Le combat commence et termine par un salut. L’attaquant se met en position alé maki en poussant un Kiap. Le défenseur répond par un Kiap signifiant qu’il est prêt. L’attaquant avance d’un pas en donnant un coup de poing niveau visage. Le défenseur bloque l’attaque et enchaîne une ou plusieurs techniques de contre attaque, en poussant un Kiap sur la contre attaque finale. (Important: L’attaquant reste statique après son attaque. Il subit la contre attaque sans se défendre!)La compétition WTF: Elle se déroule pour les seniors en trois reprises de deux minutes pour les femmes et trois minutes pour les hommes. Le combat est “WTF KO System” avec protections (casque, plastron,protège avant-bras,protège tibias). Les coups de poing au visage sont interdits de même que les coups de pieds en dessous de la ceinture. Il n’y a pas de compétition sans arbitrage. Les vocations d’arbitres naissent dans les clubs. Le Taekwondo WTF a mis en place des catégories d’âges et de poids pour les compétitions.

Les Ceintures

GradesCeinture