Les dossiers du Club

Signification, Esprit et Histoire du Taekwondo par Maitre Lee Kwan Young

Les 2 paragraphes suivants sont extraits du premier ouvrage de Maître Lee Kwan Young “le taékwon do” rédigé en 1971. Cet ouvrage publié en 1975 aux éditions SEDIREP, est encore disponible.
Signification et esprit du Taekwon Do

Le Taekwon Do n’est pas seulement un art martial destiné à obtenir à tout prix une victoire. Il a également pour but de développer et de perfectionner, par une discipline rigoureuse, toutes les facultés, spirituelles et physiques de l’homme. Les Anciens définissaient le Taekwon Do comme étant “l’art martial du sage”. Ils le considéraient exclusivement comme un moyen de défense. “Ne pas provoquer mais se défendre” telle est l’essence du Taekwon Do. C’est pourquoi sa pratique exige un certain état d’esprit et une parfaite maîtrise technique.

Qu’est-ce que le Taekwon Do? “Tae” signifie donner un coup de pied. “Kwon”signifie le poing. “Do” veut dire la voie, la méthode et l’esprit.

fresque
Le Taekwon Do est l’art d’utiliser avec le maximum d’efficacité toutes les parties du corps humain susceptible de servir d’armes de défense ou d’attaque, en particulier les mains et les pieds. Outre son efficacité surprenante comme moyen de défense, le Taekwon Do constitue une gymnastique idéale qui permet de développer harmonieusement l’ensemble du corps. Par conséquent le Taekwon Do peut être considéré comme la synthèse de ces deux aspects : self-défense et sport. De nombreux adeptes organisent de nos jours des compétitions publiques de Taekwon Do, à la manière des combats de boxe. L’intérêt spectaculaire de ces rencontres et indéniable, mais considéré sous cet angle, l’essence même du Taekwon Do serait dénaturée.

Nombreux sont aussi les gens qui, à tort, ne voient dans le Taekwon Do qu’un exercice de pure force. Il est certes impressionnant de voir casser à main nue des planches, des tuiles et des briques, mais le Taekwon Do permet de parvenir à ce résultat par un long entraînement il faut bien se dire que cet exercice ne représente pas tout le Taekwon Do. Ce serait au plus le Taekwon Do sous sa forme primitive et brutale telle qu’elle était pratiquée aux temps les plus reculés sur les champs de bataille avec le seul but de porter à l’ennemi des coups sûrement mortels.

Pour des mains ou pieds suffisamment forts et endurcis il est relativement facile de briser des objets inanimés tels que des planches ou des briques. Mais contre un ennemi vivant qui se dérobe ou pare les coups, la puissance de frappe diminue ou perd même complètement son efficacité. La force seule ne suffit pas, il faut en plus une technique appropriée. Le Taekwon Do s’est développé comme art martial sans arme. Ce sont donc les mains et les pieds qui sont utilisés pour le combat et il est nécessaire de leur imposer un long et dur entraînement.

Leur exercice et la pratique des techniques d’attaque et de défense ne font qu’un, comme une voiture et ses roues. Sans l’un ou sans l’autre, le Taekwon Do ne peut pas atteindre son but. Mais tout cela ne suffit pas, il faut encore un état d’esprit, un état d’âme déterminé. Pratiquer le Taekwon Do sans âme, c’est vouloir utiliser une voiture sans moteur. Les deux cas sont également absurdes.

Le Taekwon Do, cet art guerrier du sage, pratiqué en Corée depuis des millénaires trouve sa finalité dans la sublimation de l’homme. “Devenir”, “élever son âme toujours plus haut”: voilà le fondement même du Taekwon Do. “N’attaquez jamais le premier”. Cette devise délimite clairement le champ d’action du Taekwon Do: réagir et se défendre. Ceci implique le respect d’autrui, le sens de l’équité et la générosité. Celui qui pratique le Taekwon Do doit témoigner constamment de la maîtrise de soi. Quiconque étudiera la pratique du Taekwon Do verra s’ouvrir à lui des possibilités immenses d’augmenter son potentiel spirituel et physique. Le Taekwon Do représente la voie vers la plénitude de l”homme. “N’attaquez jamais le premier.” La signification de cette maxime se manifeste aussi dans les différentes positions préparatoires. La première, ou “position-prière” consiste à éliminer rapidement toute pensée futile et secondaire, à purifier l’esprit pour le rendre entièrement disponible. Dans un deuxième temps, l’on apprend à se défendre. Purifier l’esprit et se défendre, voilà les caractéristiques pacifiques du Taekwon Do. Pour cette raison, on appelle aussi le Taekwon Do “gentlemanship”.

Dans l’art guerrier oriental, trois écoles s’affrontent: Pour la première, l’esprit est supérieur au corps et le domine. Pour la seconde, le corps domine l’esprit. Pour la troisième, la défense du corps est primordiale. Chacune de ces thèses contient une part de vérité, mais aucune n’est parfaite. Le Taekwon Do, quand à lui, est un art guerrier qui vise à l’épanouissement simultané du corps et de l’esprit. Le corps, endurci tout d’abord, gagne en agilité au prix d’un entraînement impitoyable et d’une discipline de fer. La maîtrise de la technique est le fruit d’un travail acharné et de longue haleine. L’esprit, ensuite, est entraîné à réagir loyalement, surtout en cas de légitime défense. Le Taekwon Do veut réussir une parfaite synthèse du corps et de l’esprit, par la technique. Essayer de faire cette synthèse, c’est entrer en contact avec le Taekwon Do.

fresque2
Histoire du Taekwon Do ;

Dès sa naissance, l’homme a l’instinct de se défendre contre les agressions de ses semblables, de la nature et de parer aux dangers qui le menacent pour survivre le plus longtemps possible. Tout au long de sa vie, il devra défendre son corps avec ses membres et à l’aide de ses cinq sens, de sa volonté et de son expérience. On peut donc dire qu’à l’origine des divers moyens de self-défense se trouve la réaction en chaîne de l’individu et de l’expérience combinée avec l’esprit et la psychologie de l’homme. Des vestiges artistiques occidentaux et orientaux nous permettent de remarquer que les techniques de self-défense remonte presque aux origines de l’humanité. Ces techniques se développent petit à petit avec la civilisation sous l’influence des nécessités et grâce aux recherches individuelles dans de nombreux pays occidentaux et orientaux. La Corée, dont l’histoire est cinq fois millénaire, a été unifiée pour la première fois sous la dynastie SYLLA, vers l’an 600 après J.-C. Cette unification a été rendue possible par une organisation de jeunes gens, HWA-RANG-DO. Ces jeunes hommes, âgés de quinze à vingt ans, choisis particulièrement dans l’aristocratie, admiraient la nature, qui servait de cadre à leur entraînement effectué dans la justice et l’amitié. Ils avaient le culte de la beauté corporelle et considéraient que l’esprit et le corps ne faisaient qu’un, un esprit pur se reflétant dans un corps harmonieux. Ils choisissaient toujours, pour leurs exercices, un cadre naturel grandiose afin de se familiariser avec les secrets de la nature. Cette communion avec la nature leur était indispensable, physiquement et spirituellement. Sous l’influence du Confucianisme, le loyalisme envers l’Etat devint une idée directrice, et HWA-RANG-DO forma ainsi une véritable élite militaire. Un programme d’entraînement fut mis au point sous le nom de TAE KYON ou “combat sans armes”.

La dynastie KORYO succéda à la dynastie SYLLA. Sous ce règne, l’art guerrier tomba en désuétude et fut même méprisée. Sous l’occupation japonaise, il fut strictement interdit de pratiquer cet art à cause de son caractère national, et le TAE KYON fut remplacé par le Karaté japonais ou le kem-po chinois. Ce n’est qu’en 1945, à la libération, que le Mouvement pour la Restauration de l’Originalité Coréenne se créa. En 1955, par suite d’une concertation d’experts et d’érudits, on adopta le vocable de TAEKWON DO pour désigner la forme rénovée de l’ancien TAE KYON. Le Taekwon Do est donc d’origine purement coréenne, comme en témoignent les plus anciennes peintures, et il convient de ne pas le confondre avec la Boxe Chinoise ou le Karaté japonais, dont il diffère d’ailleurs profondément.

Le royaume de Silla ou Shilla est un des royaumes historiques de Corée, remontant à la période des Trois Royaumes de Corée. Créé en 57 av. J.-C. dans le sud de la péninsule, il dura jusqu’en 935 après avoir unifié la péninsule coréenne sous son autorité. Il doit une partie de sa prospérité à l’institution des hwarang (fleurs de la jeunesse).

carte de core

Les Taegeugs

Les Poumsés en Taekwondo (équivalent des katas en karaté); Le “Poomsé” ou “Poumsé” est une forme de travail conventionnelle, représentant un combat codifié et dirigé s’exécutant individuellement. Chaque Poumsé possède son propre rythme qui doit être en rapport avec les différents enchaînements, ainsi chaque blocage devra être instinctivement suivi de la contre-attaque. Le Poumsé débute et se termine par la position “Tchaliot Seugui” suivi du salut “Kyongnye”. Il s’annonce à haute voix. Il se déroule suivant un diagramme différent, selon sa complexité. Le point de départ doit être également celui du retour après la prestation. Il faut «Vivre » son Poumsé, c’est à dire faire sentir une réelle impression de combat dans l’exécution des différents mouvements avec la plus grande efficacité contrôlée. Le Poumsé s’exécute dignement, Dobok propre et ceinture correctement nouée.
Critères d’exécution:

LA MAITRISE : Chaque technique doit être armée avec souplesse selon les “Kibon” et se terminer avec fermeté et précision selon la hauteur définie. La trajectoire doit être nette, ample et rapide.

LA PUISSANCE : Les techniques doivent dégager une grande impression d’efficacité.

LE RYTHME : Les techniques devront être enchaînées de sorte que chaque blocage soit instinctivement suivi de l’attaque. D’une manière générale les enchaînements seront rythmés et sans temps mort selon les différentes trajectoires du diagramme.

L’EQUILIBRE et LA STABILITE La maîtrise des déplacements et du corps lors des différents enchaînements est essentielle. Chaque position devra être bien marquée et verrouillée. Les appuis au sol devront être solides et réalisés conformément au “Kibon”. La position et le mouvement du corps devront être contrôlés.

LE RESPECT des TECHNIQUES et du DIAGRAMME : Le Poumsé doit être exécuté dans sa forme originale en respectant l’ordre des techniques, des positions et des directions, mais aussi le diagramme défini par l’exécution du Poumsé.

LA RESPIRATION : La respiration doit être synchronisée avec les techniques et les déplacements, elle doit être inaudible. D’une manière générale, l’inspiration se fait en début de mouvement et l’expiration à la fin des différentes phases du Poumsé.

LA CONCENTRATION : La concentration est extrême dans l’exécution du Poumsé afin de pouvoir “Vivre son Poumsé”. La concentration permet de dégager une unité entre le corps et l’esprit.

LE REGARD : Le regard doit être porteur de toute la détermination à l’exécution du Poumsé, il doit suivre la direction des enchaînements techniques et des déplacements.

– Il en existe 8 jusqu’à la ceinture noire (Taegeug Poom-Se), puis 9 autres pour les poomses supérieurs (un poomse par Dan). Les poomses font partie intégrante du Taekwondo et participent à l’assimilation des techniques de bases et des techniques supérieures.

SIGNIFICATION DES COULEURS DE CEINTURES

BLANCHE : Couleur de la neige représente la pureté, l’innocence de l’initié et son ignorance vis-à-vis de la pratique.

JAUNE : Couleur de la terre dans laquelle la plante prend racine et croît à l’image du pratiquant qui progresse du fondement de l’art.

VERTE : Couleur de l’arbre qui symbolise la croissance de la plante à l’image du progrès de l’adepte dans l’art.

BLEUE : Couleur du ciel vers lequel la plante grandit à l’image du pratiquant qui prend de la hauteur dans l’évolution de sa pratique.

ROUGE : Couleur du feu et du sang signifie le danger d’une puissance ou énergie incontrôlée avisant l’adepte de se maîtriser lui-même et avertissant l’adversaire de se tenir à l’écart.

NOIRE : Couleur du cosmos et de l’infini donc de l’énergie et source, symbolisant le sommet atteint de son art. Elle symbolise aussi son imperméabilité face à la peur et à l’obscurité sous toutes ses formes.

trigrammes

Les 5 Heians

Les katas du karaté shotokan

Le kata est un enchainement de techniques réalisées dans le vide simulant un combat réel. Les mouvements exécutés dans les katas seuls peuvent ensuite être mis en applications avec un partenaire. Ces exercices sont appelés bunkaï.

Le but du kata est double :

– D’une part faire travailler des gestes, postures… dans des situations données, afin d’avoir un apprentissage « au calme » et plus appliqué que lors d’un combat.
– D’autre part de faire découvrir des principes fondamentaux des arts martiaux, comme la gestion des distances, l’attitude et la gestion de l’équilibre, la coordination des mouvements.

 

Heïan Shodan (Paix et tranquillité):

Heïan Shodan est le premier kata que chaque karateka apprend, il reprend des mouvement de base tel que: gedan-barai, oi-zuki, age-uke en position zenkutsu-dashi et shuto-uke en kokutsu-dashi.

Description :

Heian signifie la paix tranquille. Sho dan signifie premier niveau, il s’agit du premier kata de la famille Heian (famille de 5 katas comprenant la plupart des techniques de base du karaté). – Heian Shodan contient 21 mouvements.

Heïan Nidan (Paix et tranquillité):

Heïan Nidan est le deuxième kata Heian, il reprend des mouvement tel que : Yoko Geri, Mae Geri, Nukite. Kokutsu-dashi est une des position principale de ce kata.

Description :

Heian signifie la paix tranquille. Ni dan signifie deuxième niveau, il s’agit du deuxième kata de la famille Heian (famille de 5 katas comprenant la plupart des techniques de base du karaté). – Heian nidan contient 26 mouvements, les principaux sont Gedan-barai, age-uke, gyaku-zuki, shuto-uke, ushi-uke. On y aborde également les premières techniques de jambes : yoko-geri, mae-geri. Deux positions sont étudiées Zenkutsu-dachi et Kokutsu-dachi.

Heïan Sandan (Paix et tranquillité):

Heïan Sandan est le troisième kata Heian, il aborde la position: kiba-dashi, les blocages ushi-uke, morote-uke, Empi-Uké, les attaques uraken, Fumikomi, Ushiro-Empi ,…

Description :

Heian signifie la paix tranquille. san dan signifie troisième niveau, il s’agit du troisième kata de la famille Heian (famille de 5 katas comprenant la plupart des techniques de base du karaté). Heian sandan contient 21 mouvements, ce kata est basé sur la position kiba-dachi, il semble inspiré du kata jion. Heian Sandan est un kata dans représentant un combat rapproché on y retrouve plusieurs techniques de dégagements.

Heïan Yodan (Paix et tranquillité):

Heïan Yodan est le quatrième kata Heian, il est caractérisé par une grande dynamique, il contient beaucoup de techniques de jambes: (yoko-geri, mae-geri, hiza-geri) ainsi que des doubles blocages (Morote-Uke, kakiwake-uke).

Description :

Heian signifie la paix tranquille. yodan signifie quatrième niveau, il s’agit du quatrième kata de la famille Heian (famille de 5 katas comprenant la plupart des techniques de base du karaté). Heian yodan contient 25 mouvements, une de ses caractéristiques est son rythme particulier alternant lenteur et rapidité, il contient beaucoup de techniques de jambes (yoko-geri, mae-geri, hiza-geri) ainsi que des doubles blocages (Morote-Uke, kakiwake-uke).

Heïan Godan (Paix et tranquillité):

Cinquième et dernier kata Heïan, Heïan Godan aborde de nombreuses nouvelles techniques et positions tel que: kosa-dachi, renoji-dachi, mikazuki-geri. Il s’effectue à un rythme particulier avec une alternance de temps rapides et de temps plus lents.

Description :

Heian signifie la paix tranquille. go dan signifie cinquième niveau, il s’agit du cinquième et dernier kata de la famille Heian (famille de 5 katas comprenant la plupart des techniques de base du karaté). Heian godan contient 22 mouvements, Heïan Godan aborde de nombreuses nouvelles techniques et positions tel que kosa-dachi, renoji-dachi, mikazuki-geri.

Ps: source prise sur karatedo.be
http://www.karate-do.be/index.php

Shinpo Matayoshi

Shinpo Matayoshi (1921 – 1997) le “Maître des Armes” Né à Okinawa il découvrit très jeune les Kobudo, sous la direction de son père Shinko Matayoshi. Son père lui enseigna non seulement les techniques okinawaienne, mais aussi les techniques chinoises qu’il avait lui-même apprises lors de ses nombreux voyages à travers la Chine pour étudier les Arts Martiaux chinois, et en particulier le maniement des armes. Shinpo Matayoshi étudia aussi le Karaté “Kingaï-ryu”, style créé par son père, ainsi que. le Goju-ryu
Après la guerre, il perpétua la tradition familiale en enseignant les Kobudo d’Okinawa dans la ville de Kawasaki dans le département de Kanagawa au Japon. Rentré à Okinawa en 1960, il poursuivit son enseignement dans le dojo de son vieux Maître Seiko Higa (du style Goju-ryu). Il fit de nombreux déplacements au Japon hors d’Okinawa pour dispenser son enseignement. Il était pleinement conscient qu’il manquait de véritables enseignants de Kobudo dans le développement des arts martiaux. Ce qui nuiraient à son développement, malgré le succès international du Karaté.En 1969, il fonda donc le dojo “Kodokan” du nom de son père (Shin Ko, ko signifiant : lumière) afin d’initier ses disciples authentiques aux secrets du Kobudo d’Okinawa. En 1970, Shinpo Matayoshi fonda l’Association de Kobudo des îles Ryūkyū, qui par un enseignement traditionnel fondé sur l’exercice du corps et de l’esprit permet de cultiver chez les jeunes, de véritables valeurs morales sur lesquelles peut se baser la société.

Deux ans après, ayant reçu l’approbation gouvernementale, l’association fut renommée « Fédération du Kobudo d’Okinawa » (All Okinawa Kobudo Renmei).

En 1973, il entreprit un voyage en Europe, puis aux États-Unis afin de favoriser l’expansion du Kobudo dans le monde. Depuis lors, Shinpo Matayoshi organisa de nombreuses manifestations dont en 1976, la première grande réunion des Arts Martiaux. Il effectua également de nombreux déplacements dans diverses régions. En 1976, pour représenter sa fédération et transmettre ses enseignements en Europe, il nomme officiellement Kenyu Chinen, dont il disait qu’il est son meilleur élève, et qui venait de s’installer en France.

Il fit aussi des démonstrations de Kobudo lors de la Cérémonie de restitution d’Okinawa au Japon à Kagoshima. En outre, parmi ses nombreuses activités, on peut noter sa participation à de très nombreuses fêtes et cérémonies. En 1983, il envoya une délégation de Karaté et de Kobudo en tournée en Argentine, au Brésil, au Venezuela et aux États-Unis et en 1984 à Hawaii, à l’occasion du 85e anniversaire de l’immigration japonaise.

Ces voyages avaient pour but de présenter le Karaté et le Kobudo, de développer les échanges internationaux dans le domaine des Arts martiaux et d’instaurer des relations amicales. Ces démarches remportèrent un vif succès.

Il incarnait véritablement l’âme du kobudo traditionnel d’Okinawa. Shinpo Matayoshi est décédé en septembre 1997 à l’âge de 77 ans. 10e dan de Kobudo et 10e dan de karaté, il reçut au Japon le titre rarissime de « trésor impérial vivant ».

shimpo_matayoshi
Kenyu Chinen est né en 1944 dans la petite île de Ié, au large d’Okinawa. Il s’intéressa au Karaté en 1959, à l’âge de 15 ans. Il pratiqua le Karaté Shorin-Ryu et le Kobudo, à partir de 1962, à Naha, sous la férule de Maître Shuguro Nakazato 10ème Dan, l’un des principaux successeur de Shoshin ChibanaPuis, un an après, il suivit l’enseignement de Kobudo de Maître Shinpo Matayoshi 10ème Dan.

Étant de frêle constitution, il a dû travailler très dur pour arriver à un certain niveau, ne serait-ce que pour se défendre des “G.I.S” américains des troupes d’occupation, qui prenaient un malin plaisir à attendre les jeunes karatékas à la sortie de leur entraînement pour les attaquer.

Kenyu Chinen, les remercie d’ailleurs beaucoup, car grâce à eux, il est devenu un combattant d’exception.

Plus tard, ayant la ferme volonté de transmettre les enseignements traditionnels qu’il a reçu de ces deux “Grands Maîtres”, Kenyu Chinen fit un premier séjour en France en 1975. Puis quitta Okinawa en 1976 pour s’installer à Paris.

Actuellement 9e Dan Hanshi de Karaté-Do et 8e Dan de Kobudo, il suit encore l’enseignement en Karaté Shorin-Ryu de Maître Katsuya Miyahira 10ème Dan, successeur direct des Maîtres Shoshin Chibana et Chōki Motobu.

Kenyu Chinen a reçu l’ensemble de ses grades par des fédérations officielles okinawaiennes et japonaises.

Il est également le délégué officiel, pour l’Europe, du Karaté Shorin-Ryu et de la Fédération des Kobudo d’Okinawa.

Il a créé la “World Oshukaï Dento Okinawa Shorin-Ryu Karate-Do Kobudo Federation” dont le siège est à Okinawa afin de regrouper tous les pratiquants de Karaté-Do et de Kobudo de tous les pays de par le monde qui suivent son enseignement.

Cette fédération est représentée, dans plus de 20 pays dans le monde, dont la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la Pologne, la Hongrie, etc… pour l’Europe, ainsi que le Canada, l’Argentine, l’Inde, le Cameroun etc… pour les autres continents, et aussi bien sûr Okinawa.

Oshukaï signifie « École des techniques originelles »

maitre chimen
ecusson kobudo

Kobudo

Kobudō Le terme kobudō (古武道?) vient de ko (古) qui signifie ancien, bu (武), le militaire, et dō (道) la voie. En particulier, 武 se décompose en 止 (“arrêter”, mais aussi”pieds” dans le contexte), et 戈, la lance ; l’ensemble se comprend de plusieurs manières : arrêter les lances (c’est-à-dire la violence) au premier degré, ou prendre les armes et marcher au combat au second degré L’acception moderne du terme recouvre toutes les pratiques d’armes associées aux arts martiaux japonais.

Les différents kobudō

Deux courants principaux sont à distinguer, d’une part celui des arts martiaux pratiqués sur l’île principale Honshū, et d’autre part celui des arts martiaux insulaires issus de l’archipel d’Okinawa et des îles Ryū-Kyū. Un troisième courant bien distinct mais à la diffusion plus confidentielle a été transmis au sein de la famille royale d’Okinawa, le Motobu-ha.

Le kobudō de Honshū

Sur l’île principale (Honshū), l’éducation martiale, dispensée au sein des koryu (écoles traditionnelles anciennes), comprenait l’ étude du sabre considéré comme noble, ainsi que d’armes complémentaires telles que la lance yari, le bâton long bō (environ 1,80 m), ou le bâton court jō. Des koryu se spécialisèrent dans certaines armes exotiques telles que le kusarigama (la faucille-chaîne) par exemple. Cette éducation s’adressait à une élite aisée.On retrouve dans toutes ces koryu des déplacements typiques du maniement du sabre, ainsi que dans les arts qui y sont affiliés tels que l’aikidō ou le ju jutsu. On parle donc de kobudō pour désigner la pratique des armes de l’aikidō, ou celle des écoles de sabre pluri-disciplinaires (telles que les Araki Ryu, Sekiguichi Ryu, Shinto Muso Ryu, Katori Shintō Ryu et Yamate Ryu) ou encore des écoles de ju jutsu qui intègrent des armes dans leurs curriculum (Hakko-Ryu Jujutsu 1941).

panel kobudo1

Les kobudō d’Okinawa

Dans les îles méridionales de l’archipel du Japon et notamment à Okinawa, plusieurs édits qui ont émanés soit de la tutelle japonaise des Satsuma, soit directement du gouvernement de Shuri, ont interdit la possession et l’usage des armes tranchantes à la population. Ces édits à valeur commerciale, puisqu’ils ramenaient le royaume des RyuKyu dans le giron isolationiste du Japon impérial, ont souvent été interprétés à tort comme un moyen d’éviter les rébellions2. Ce sont ces interdictions qui ont favorisé le développement poussé des techniques de combat à mains nues, le Tō-de devenu plus tard karaté, ainsi que l’utilisation, en tant qu’armes, des ustensiles de la vie quotidienne3, les “Kobudō”. De plus, le caractère subversif de la pratique l’a longtemps confiné ausecret, ce qui, ajouté à la géographie parcellaire des îles, explique qu’il n’existe pas un kobudō mais des kobudō – plusieurs façons de faire par arme, par île, par expert. Le Kobudo a été développé et enrichi dans les classes sociales des fonctionnaires et officiels du gouvernement de Shuri (les Shizoku), dont la provenance (kumemura), l’education (les classiques chinois pour le concours de Mandarin), et les séjours en Chine à l’Ecole des Mandarins, expliquent l’attrait pour la culture chinoise en general. Cette fois-ci, la pratique n’est plus asservie à l’appartenance à une classe, mais au jeu complexe des relations humaines.

panel kobudo2

kobudo 3

Le kobudō du Motobu-ha

Il existe enfin un troisième kobudō au sein du Motobu-ha (le style de la famille Motobu), transmis par la famille royale d’Okinawa, qui a été influencé par les experts chinois et japonais lors des différentes occupations. Outre les armes du kobudō d’Okinawa, il intègre des armes tranchantes d’origine chinoise.

Okinawa;

okinawa 2

 

Le Bō ( présentation )

Un bō ou kon, est un très long bâton, en bois ou en bambou, parfois recouvert de métal. équivalent à 30,3 centimètres. Les bō sont très variés, il y en a des lourds et des légers, des rigides et de très flexibles, de simples pièces de bois et des objets d’art finement décorés. Le principe de base de cet art, est d’accroître la force délivrée lors d’un coup par une des extrémités du bâton, grâce au bras de levier, d’autant plus important que le bâton est long.

 

bo

 

 

PS/ Ce Ticket est juste pour aider a mieux comprendre le maniement de l’arme pour en savoir plus, faux laisser la place aux professionnels 😉

ecusson kobudo

Le Sai ( présentation )

Le sai (釵, aussi transcrit « saï » en français) est une arme asiatique qui dérive peut-être d’un outil agricole tel qu’une pique à fruits. Il a été principalement utilisé dans l’archipel d’Okinawa. (par la police d’Okinawa ,les officiers japonais utilisant le jutte — ou jitte). Le sai ressemble à un trident qui ne tranche pas mais permet de piquer. La position de garde est très particulière. On utilise généralement deux sai, un troisième de rechange pouvant être glissé à la ceinture afin de remplacer un autre cassé ou de servir au lancer (le manji-sai, en Kobudo, qui ne possède pas de tsuka )
Les sai servaient aux paysans d’Okinawa contre les samouraïs armés de sabres ; ils permettaient en effet de briser les katanas. Le sai est, comme la plupart des armes paysannes improvisées, enseigné dans les Kobudo d’Okinawa, puis, par la suite dans le karate dô, plus particulièrement dans l’école (ryū) kyokushinkai.
sai
Le sai se compose de plusieurs parties : Tsukagashira, Tsuka, Moto, Yoko, Monouchi, Saki.
Des kata au sai existent, ils ont été transmis par voie orale de génération en génération. On pense qu’il existait beaucoup plus de katas autrefois. Mais à travers les époques les grands maîtres abandonnèrent ceux qui se révélaient inadéquats ou trop difficiles à apprendre et à mémoriser, et surtout ceux qui s’avéraient inefficaces en combat réel.
Superbe video d’explications, sur le Sai.

PS/ Ce Ticket est juste pour aider a mieux comprendre le maniement de l’arme pour en savoir plus, faux laisser la place aux professionnels 😉

ecusson kobudo

Maître Kasé : Le Sensei du Karaté

Pour de nombreux pratiquants d’arts martiaux dans le monde, il est considéré comme le plus grand combattant du XXe siècle.

À sa mort, en 2004, des karatékas du monde entier sont venus au Père-Lachaise lui rendre un dernier hommage. Il a brillé dans le karaté mondial non seulement pour ses qualités et compétences exceptionnelles mais aussi en raison des innovations décisives qu’il a apportées au karaté.
Son désir permanent de recherche et de progression, mêlé à une connaissance fine du Budo et des classiques de la littérature martiale japonaise, a produit un karaté unique. Tant par son efficacité redoutable que par la synthèse de la pratique traditionnelle du sabre avec le karaté moderne.
D’un combattant hors du commun­, il est devenu une légende mondiale des arts martiaux.

18

Une enfance à apprendre à endurer

Pour comprendre le cheminement exceptionnel du personnage et de son art, il faut revenir dans le Japon d’avant la guerre.
Né en 1929 dans la province de Chiba, Taiji Kasé est un enfant calme à la santé fragile.
Son père, qui pratiquait le judo, l’initie tout d’abord à cet art pour renforcer sa santé.
Tous les petits enfants de cette époque, garçons et filles, étaient encouragés à travailler leur « nintai », littéralement leur « force à endurer, à prendre sur eux ».
Dans le Japon de l’avant-guerre, la première des préoccupations n’était pas le bien-être des enfants.
Le Japon militariste baignait dans une atmosphère d’apologie de l’armée glorieuse et victorieuse, et ses enfants devraient un jour ou l’autre devenir des soldats redoutables pour la gloire de l’empereur et du pays.
Les valeurs du Japon ancien réglaient tous les compartiments de la vie et les enfants n’y échappaient pas. Leur seul objectif était de renforcer leur caractère et leur corps.
Mais un enfant reste un enfant, maître Kasé raconta un jour que, sur le chemin du retour de l’école, il tomba et s’écorcha les genoux. Il pleura tout le long du trajet mais en arrivant chez lui, il sécha ses larmes, passa devant son père, droit et impassible, et alla dans sa chambre pour finir de verser ses larmes.
Non que ses parents fussent durs avec lui, c’était juste la bonne façon de se comporter pour un enfant de cette époque.

Kamikaze sauvé par l’armistice

Dans la droite ligne de cette trajectoire, Taiji Kasé s’enrôla à 16 ans dans la marine, dans la section des pilotes kamikazes.
Il reçut la très courte formation de pilote pour les missions suicide. S’il ne s’est pas écrasé sur un porte-avions américain, c’est seulement parce que l’armistice fut signé juste avant qu’il ne reçoive son ordre de mission…
C’était raté pour sa carrière de héros national, mais la porte ouverte à un destin mondial de karatéka.
Le karaté qu’il avait commencé au début de la guerre avec le fondateur du karaté moderne, dit Shotokan, maître Funakoshi, était enseigné avec un esprit d’extrême dureté et de dévouement total.
L’esprit type du samouraï y régnait.
Seule comptait la victoire.
La recherche de la plus grande puissance de coups possible, délivrée avec la plus grande vitesse et sans retenue menait parfois à ce que des combats entre élèves finissent très mal.
Un seul coup pouvait tuer. Il y eut des morts, nous dit un jour maître Kasé. Mais le ministère fermait les yeux, il fallait former des « bushi », des guerriers.
Durant l’après-guerre et l’occupation américaine, Taiii Kasé eut plusieurs occasions d’éprouver son karaté avec des GI’s qui cherchaient querelle aux vaincus.
Les rixes étaient parfois violentes mais les années de dur entraînement et l’esprit de guerrier faisaient la différence.
Les Américains finissaient toujours à terre. Non sans plaisir, on imagine, le pilote kamikaze arrivait finalement à toucher des cibles américaines.

Les Américains forfaits

La passion du karaté chevillée au corps fit que Taiji Kasé, après avoir obtenu une licence en économie et trouvé un travail chez un éditeur, abandonna tout pour se consacrer uniquement à la pratique.
Il fut si zélé et assurément doué que, rapidement, il devint instructeur de combat de la Japan Karate Association (JKA).
À ce titre, il forma toute une génération d’instructeurs de talent parmi lesquels on compte les maîtres Enoeda et Shirai.
Sa puissance, sa vitesse, son endurance, son sens du déplacement et de l’anticipation, son esprit de guerrier lui permettaient de les dominer tous.
Ses aptitudes lui valurent également la charge de relever les défis que lançaient d’autres pratiquants d’art martiaux au jeune karaté.
Pour l’honneur du Japon en reconstruction, pour l’honneur du karaté, il dut livrer nombre de combats « réels » : sans arbitre, sans règles, sans temps… il les a tous remportés. Cet aspect a contribué à former sa réputation de combattant hors pair dans le monde. Au début des années soixante, alors qu’il faisait une tournée de démonstration et de combats aux États-Unis, l’anecdote raconte qu’il y eut une soirée particulière de rencontres entre Japonais et Américains, les maîtres Enoeda et Shirai étaient de la partie.
L’équipe japonaise commençait à être connue pour son efficacité et sa dureté. Il fut alors prévu par l’organisateur des combats qu’un contrat serait signé entre Japonais et Américains pour éviter toute poursuite si les rencontres devaient avoir une issue fatale.
Mme Kasé, rapportait cette anecdote : “Le soir du spectacle, les combattants américains ne se sont pas présentés et l’organisateur, lui, s’est bien réjoui d’empocher l’ensemble des paris. Cette fois, les Américains ont perdu par forfait.”

kase1

Montesquieu, une raison de rester en France

Maître Kasé voyagea ensuite dans plusieurs pays, comme en Afrique du Sud, pour y développer le karaté. Mais l’esprit de l’apartheid déplaisait au maître. Il avait été engagé pour enseigner aux Blancs. Un soir qu’il ne pouvait dormir, il se leva et alla s’entraîner au dojo voisin. À son retour, il trouva son lit criblé de flèches, visiblement en provenance d’autochtones.
Ces raisons le firent partir vers l’Europe.
S’il vint en France à la fin des années soixante, c’était d’abord à l’invitation des premiers pratiquants de karaté qui voulaient un maître japonais pour les entraîner.
Mais s’il a décidé de rester, comme il le dira plus tard, c’est en raison de l’esprit des Lumières et des philosophes français.
Que Voltaire, Rousseau et Montesquieu, qu’il aimait beaucoup, aient décidé de son installation en France, avec sa femme et ses deux filles, voilà qui en dit long sur la profondeur du personnage.
L’état d’esprit et la curiosité ont beaucoup compté dans le développement de son karaté. L’esprit du maître était constamment animé par l’envie de progresser, de s’améliorer, de se perfectionner.
Sa curiosité d’esprit le poussait à s’intéresser à l’astronomie, à la photographie, à la littérature russe, française et bien sûr japonaise. Il lisait et relisait ses classiques martiaux tels « Le traité des cinq roues » du légendaire maître de sabre Myamoto Musashi.
C’est dans cette célèbre « école des deux sabres », qu’il puisa nombre des aspects de son karaté.
Notamment l’idée de se servir de ses bras comme s’ils étaient des sabres. Accentuant ainsi le travail des mains ouvertes (shuto, aîto, etc.), dans les coups, les blocages, ou dans la mise en garde.
On voit ainsi beaucoup de photos de gardes de maître Kasé où ses bras sont tendus en l’air ou derrière son corps, comme un sabreur se mettrait lui-même en garde.
C’est l’un des points de fusion des pratiques des samouraïs avec le karaté moderne qu’a opéré maître Kasé.
Son esprit était toujours en veille, toujours à l’affût, et dans l’attention du moment présent.
Lors d’un stage qu’il dirigeait en Finlande, alors qu’il prenait son petit-déjeuner en compagnie ses élèves dans le restaurant de l’hôtel, un groupe de belles jeunes filles entra dans le restaurant.
Ses élèves assis avec lui tournèrent la tête vers le groupe.
Maître Kasé interpella alors le plus gradé de ses élèves pour lui demander ce qu’il regardait. L’élève, troublé, lui dit qu’il observait les jeunes filles. Maître Kasé lui répondit : « En regardant une femme, il ne faut pas se demander si elle est belle ou pas belle mais… dangereuse ou pas dangereuse. »
La vigilance occupait l’ensemble de son esprit.
Attitude déconcertante pour nous, Occidentaux, latins de surcroît, mais qui a produit des résultats inégalés.

kase0

Le plus important : la liberté
Cette exigence appliquée à lui-même renforça un aspect majeur de sa personnalité. Son amour de la liberté. Dans les années quatre-vingt, il prit ses distances avec la maison mère du karaté, la JKA, car sa recherche personnelle avait repoussé le cadre rigide de la pratique « à la japonaise ».
Avec le temps, il se distancia de la façon de pratiquer qu’il avait apprise au Japon et développa ses propres critères de progression.
Toujours vers plus de liberté d’esprit dans l’expression du karaté. Une pratique martiale traditionnelle, en tant que « do », littéralement de « voie » (comme dans judo, ou aïkido, etc.) doit rendre libre et mener à une profonde connaissance et construction de soi.
Humaniste avant tout, maître Kasé disait souvent dans ses stages que l’homme vit entre « le ciel et la terre ».
Le pratiquant, pour s’améliorer et faire grandir sa pratique, ainsi que lui-même, doit prendre en compte la terre et ses énergies ainsi que le ciel et son immensité.
Aspect poétique ou réalité de ses sensations personnelles, reste qu’il poussait ses élèves dans ce sens, pour le plus grand bien d’un karaté radicalement neuf et plein de promesses.

De l’empereur à l’empereur:

Véritable trait d’union entre le Japon médiéval et moderne, tout autant qu’entre l’Extrême-Orient et l’Occident, maître Kasé, à la croisée des chemins, a connu un destin et une reconnaissance mondiale, dont pourtant il ne se souciait jamais.
La plus touchante des reconnaissances a sûrement dû être un soir d’octobre 1994 à l’ambassade du Japon, à Paris.
À l’occasion d’un des rares voyages de l’empereur du Japon dans notre pays, celui-ci demanda à rencontrer des Japonais notables installés en France. L’ambassadeur convia maître Kasé et sa femme à cette soirée.
Il eut alors l’occasion de rencontrer l’empereur et de discuter avec lui du« budo », de la voie du guerrier, celle des samouraïs. Au dire de Mme Kasé ce fut un moment d’une intense émotion pour lui.
Voilà donc que l’adolescent dont la courte destinée devait être de s’écraser sur un porte-avions américain pour la gloire de son empereur serrait la main d’un autre empereur en tant que personne ayant répandu dans le monde, brillamment et avec honneur, l’un des aspects les plus fascinant du Japon, celui de la « Voie »…

kase2

 

 

Les Morphotypes

Les revues et les films d’aujourd’hui nous montrent sans cesse
de belles filles minces et musclées, des hommes avec des biceps énormes
et des corps sculptés à faire rêver ! Ces critères ne sont pas le reflet de la réalité !
Notre silhouette appelée morphotype correspond à de nombreux
paramètres génétiques. Nous cherchons tous à modifier son apparence
physique ! Mais soyons réalistes ! Jamais une femme ronde et bien
portante comme le peignait Rubens ne se transformera en top model !
Voici un aperçu des différents morphotypes qui existent rarement
à l’état pur. La plupart d’entre nous présenteront des caractéristique
intermédiaires mais nous pouvons définir à quelle catégorie nous
appartenons.

Le type Mésomorphe (Moi)Il possède les caractéristiques suivantes :

  • visage carré ou rectangulaire
  • corps musclé et large
  • épaules horizontales plus larges que le bassin
  • membres longs
  • ossature solide
  • tension artérielle faible
  • digestion normale

Le mésomorphe possède un tempérament bilieux, au caractère
volontaire, autoritaire. Il est rapide et efficace dans le travail. Un
entraînement modéré suffira au mésomorphe afin d’améliorer ses
performances. Etant tonique sur le plan musculaire il devra veillé à
travailler son élasticité musculaire (stretching).

Le type Endomorphe

Il possède les caractéristiques suivantes :

  • visage arrondi
  • corps étroit
  • épaules étroites
  • membres courts
  • ossature fine

Tendance à la rondeur et à la prise de tissus adipeux
digestion lente le prédispose à la prise de poids
le pouls cardiaque est lent au repos et la tension artérielle normale
L’endomorphe possède un tempérament lymphatique, calme, à
l’activité lente et méthodique. Il est prédisposé à développer sa force.
Ayant un poids corporel souvent élevé il devra veiller à une
alimentation équilibrée qui devra répondre à sa dépense énergétique,
sans excès afin de contrôler son poids. L’endomorphe devra également
travailler en priorité son endurance qui influencera également son
poids.

Le type Ectomorphe

Il possède les caractéristiques suivantes :

  • visage triangulaire
  • épaules et bassin étroits
  • membres longs
  • ossature fine
  • grand et mince

Faible masse musculaire, possède de grande facilités au niveau de la souplesse
forte activité nerveuse d’ou la difficulté pour lui de prendre du poids
le pouls cardiaque est élevé.
L’ectomorphe possède un tempérament agité, nerveux, à l’activité
“speed”. Il ne présente pas de dispositions aux performances sportives
qui sollicitent de la force musculaire prolongée et endurante. L’intérêt
pour l’ectomorphe de suivre un entraînement adapté peut
considérablement améliorer ses capacités sportives. L’ectomorphe peut se
permettre de s’alimenter pratiquement avec tous les aliments car la
prise de poids est difficile.

morph

Conclusion : Nous sommes tous différents et on ne peut pas
changer de morphotype que nous possédons à la naissance qui est en
quelque sorte notre “carte génétique”, mais grâce à l’entraînement
sportif supplier et une alimentation adaptée, il est tout à fait
possible de le modifier en travaillant sérieusement.
Par exemple, une personne au type endomorphique grâce à
l’exercice et l’alimentation va perdre son excès de graisse corporelle.
En s’entraînant également en endurance, elle développera celle-ci et
parviendra à se rapprocher du type mésomorphique. L’exercice et
l’alimentation peut considérablement changer l’aspect visuel de notre
silhouette.

Corde à sauter

Corde à sauter;
L’exercice est l’un des meilleurs pour le travail du cardio :
– Renforcement du cœur
– Accroissement de l’endurance
– Perte de poids
– Musculation globale du corps (et plus particulièrement dans les endroits difficiles à muscler : les abdominaux inférieurs par exemple).
Tout cela implique que l’exercice est intense et, lorsque vous commencez, il ne faut pas s’étonner de ne pas tenir plus d’1 min (voire 30 secondes).

Les séances des premières semaines seront donc composées
de séries nombreuses et courtes.
Sur la durée, on s’entrainera à augmenter progressivement jusqu’à pouvoir tenir 15 minutes consécutives :  forcer dès le départ, c’est le meilleur moyen de se décourager avant de voir les fruits de son entraînement.

 Exercice 1 – Le pas de relaxation
Lors d’un effort continu où vous enchaînez différents types
d’exercices, le pas de relaxation permet de “Souffler” entre deux types
exercices plus intenses.
– Au passage de la corde, sauter de quelques centimètres et se recevoir sur le pied droit
– Lorsque la corde arrive au niveau de la tête, prendre appui sur le pied droit
– Au passage de la corde, sauter d’une impulsion du pied droit et se recevoir sur le pied gauche
– Lorsque la corde arrive au niveau de la tête, prendre appui sur le pied gauche
– Au passage de la corde, sauter et se recevoir sur le pied droit
– Continuez ainsi à “marcher” surplace en alternant pied droit et gauche

Exercice 2 – Pieds joints
Le saut de base, qui comporte plusieurs variantes et peut s’avérer assez intense.
– Coller les genoux et serrer les jambes
– Sauter par-dessus la corde pieds joints et genoux légèrement fléchis
– Amortir au maximum la réception : et ne pas se recevoir sur les talons !
Pour augmenter la difficulté, on peut tenter de monter de plus en plus haut les genoux

Exercice 2 bis – Travail des mollets
Même exercice que précédemment, mais cette fois-ci, la pointe des
pieds doit à peine quitter le sol : juste ce qu’il faut pour laisser
passer la corde.
Les jambes sont tendues. Moins les genoux sont fléchis, au plus le travail se porte sur les mollets.

Exercice 3 – Monter en intensité
Reproduire l’exercice 2 :
– En plaçant deux tours de corde par saut : sur une courte période,
l’effort est intense et sollicite davantage la partie supérieure du
corps
– En plaçant deux sauts par tour de corde : sur la durée, cet
exercice est conseillé si vous avez du mal à conserver votre équilibre
ou à suivre le rythme de la corde.

Exercice 4 – Sur une jambe
Alterner un tour de corde sur le pied droit et un tour de corde sur
le pied gauche. Conserver toujours un pied levé, avec un angle de 90° au
niveau du genou.

Exercice 5 – Musculation et Équilibre
Cet exercice requiert suffisamment de place pour pouvoir se déplacer.
Reproduire l’exercice 1, en avançant. Garder le même rythme de
progression : Il ne faut modifier ni la vitesse de déplacement ni la
vitesse à laquelle tourne la corde.
Cet exercice permet à la fois de récupérer entre deux exercices
intenses et d’entraîner la coordination des mouvements jambes / bras.

Exercice 6 – Accroître son endurance
À tenir sur une courte durée, cet exercice permet de travailler en effort intense.
– Sauts à pieds joints, genoux légèrement fléchis.
– Tourner la corde le plus rapidement possible et enchaîner les sauts.
– Pour accroître la difficulté : monter les genoux.

Exercice 7 – Montées de genoux
A tenir sur une courte durée, l’exercice permet de faire travailler la partie inférieure des abdominaux :
– Sur un ou deux pieds, monter les genoux à hauteur de la taille lors de chaque saut
– Accorder beaucoup de soins à la réception.

capture corde

Source: http://www.fiteo.fr/