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Les Tonfas (présentation)

L’histoire du tonfa (appelé aussi tuifa ou tongwa en art martial) est intimement liée à celle de l’île d’Okinawa, située au sud du Japon. En 1409, le roi Shō Hashi a unifié les territoires d’Okinawa et interdit la possession et l’usage des armes aux paysans et autres civils, par crainte des révoltes populaires. Deux cents ans plus tard, soit en 1609, les armes ont à nouveau été confisquées par le régime. Cette interdiction a contraint les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser les envahisseurs « à mains nues », ainsi naissait l’Okinawa-te, l’ancêtre du Kara-te (karate).

Mais aussi l’ingéniosité des paysans sut détourner les outils agraires de leurs fonctions pour en faire des armes d’une redoutable efficacité. Ainsi, le tonfa était à la base une poignée de meule de moulin à moudre.

Tel qu’il se pratique de nos jours dans les dôjô de kobudo, le tonfa est en bois rouge de section ronde ou carrée. Il est muni d’une poignée latérale au tiers de sa longueur et mesure 50 cm.

Pour obtenir une bonne maîtrise technique et une certaine dextérité, sa pratique demande beaucoup de souplesse, de force et d’agilité dans les doigts, les poignets, les coudes et les bras. Toute la subtilité de cette arme repose sur le mariage de la souplesse et de la force afin de doser l’intensité lors de son utilisation aussi bien en impacts reçus que donnés. Il s’utilise traditionnellement par paire pour donner un maximum d’efficacité. C’est donc un exercice réclamant une parfaite coordination technique des membres supérieurs ainsi qu’un total équilibre du corps tout entier.

tonfa2

PS/ Ce Ticket est juste pour aider a mieux comprendre le maniement de l’arme pour en savoir plus, faux laisser la place aux professionnels ;)

oshukai

 

Oshukai France

Oshukai France regroupe la pratique du Karate Shorin Ryu et du Kobudo, Arts Martiaux Traditionnels de l’île d’Okinawa située au sud du Japon.

L’association a été créé le 21 juillet 1993.

Oshukai France

Oshukai

 

Bo Sit-Ups and Push-Ups

Et pour les furieux pompages avec un Bo.
Ajouter a cela quelques étirement et c’est parti.
enjoy!!

ecusson kobudo

Sai Exercise and Handling

Et pour les furieux pompages avec un Sai.
Ajouter a cela quelques étirement et c’est parti.

Bo Flexalibity

Quelques exercices d’étirements avec le Bō, toujours bien a faire avant de commencer l’entrainement.
10 minutes d’exercices et quelque push-up et c’est partie 😉

PS/ Ce Ticket est juste pour aider a mieux comprendre le maniement de l’arme pour en savoir plus, faux laisser la place aux professionnels 😉

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Bo Kata Kihon Ichi

Les Kihons sont une série de mouvements dans l’espace pour la préparation d’un kata. Celui ci,ce nomme Kata Bo Kihon ichi : (Kata ; série de mouvements dans l’espace. Bo; l’arme bâton en bois de 1m80. Kihon; exercices. Ichi; 1 ).
Ce Kihon aide a ce préparer pour le premier kata: ( Shushi no Kon ).
Bonne lecture 😉

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Le Sai (Frapper les Points Vitaux)

Explications des zones de frappes au Sai et démonstration des zones vitales. (niveaux: Jodan, Chudan, Gedan ).
Ces points vitaux sont les même que dans tout types d’arts martial.JODAN (la tète); le sommet du cranes, les tampes, les yeux, le cou, le dessous du nez, la thyroïde

CHUDAN (Torse); coter des poumons, les poignets, le plexus, le cœur

GEDAN (dessous de la ceinture); partie génitales, les genoux (articulation ou le sommet du genoux), le dessus du pieds ou le talons.

Certains coups peuvent être mortels ou immobilisant. Bonne lecture 😉

PS/ Ce Ticket est juste pour aider a mieux comprendre le maniement de l’arme pour en savoir plus, faux laisser la place aux professionnels 😉

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Shinpo Matayoshi

Shinpo Matayoshi (1921 – 1997) le “Maître des Armes” Né à Okinawa il découvrit très jeune les Kobudo, sous la direction de son père Shinko Matayoshi. Son père lui enseigna non seulement les techniques okinawaienne, mais aussi les techniques chinoises qu’il avait lui-même apprises lors de ses nombreux voyages à travers la Chine pour étudier les Arts Martiaux chinois, et en particulier le maniement des armes. Shinpo Matayoshi étudia aussi le Karaté “Kingaï-ryu”, style créé par son père, ainsi que. le Goju-ryu
Après la guerre, il perpétua la tradition familiale en enseignant les Kobudo d’Okinawa dans la ville de Kawasaki dans le département de Kanagawa au Japon. Rentré à Okinawa en 1960, il poursuivit son enseignement dans le dojo de son vieux Maître Seiko Higa (du style Goju-ryu). Il fit de nombreux déplacements au Japon hors d’Okinawa pour dispenser son enseignement. Il était pleinement conscient qu’il manquait de véritables enseignants de Kobudo dans le développement des arts martiaux. Ce qui nuiraient à son développement, malgré le succès international du Karaté.En 1969, il fonda donc le dojo “Kodokan” du nom de son père (Shin Ko, ko signifiant : lumière) afin d’initier ses disciples authentiques aux secrets du Kobudo d’Okinawa. En 1970, Shinpo Matayoshi fonda l’Association de Kobudo des îles Ryūkyū, qui par un enseignement traditionnel fondé sur l’exercice du corps et de l’esprit permet de cultiver chez les jeunes, de véritables valeurs morales sur lesquelles peut se baser la société.

Deux ans après, ayant reçu l’approbation gouvernementale, l’association fut renommée « Fédération du Kobudo d’Okinawa » (All Okinawa Kobudo Renmei).

En 1973, il entreprit un voyage en Europe, puis aux États-Unis afin de favoriser l’expansion du Kobudo dans le monde. Depuis lors, Shinpo Matayoshi organisa de nombreuses manifestations dont en 1976, la première grande réunion des Arts Martiaux. Il effectua également de nombreux déplacements dans diverses régions. En 1976, pour représenter sa fédération et transmettre ses enseignements en Europe, il nomme officiellement Kenyu Chinen, dont il disait qu’il est son meilleur élève, et qui venait de s’installer en France.

Il fit aussi des démonstrations de Kobudo lors de la Cérémonie de restitution d’Okinawa au Japon à Kagoshima. En outre, parmi ses nombreuses activités, on peut noter sa participation à de très nombreuses fêtes et cérémonies. En 1983, il envoya une délégation de Karaté et de Kobudo en tournée en Argentine, au Brésil, au Venezuela et aux États-Unis et en 1984 à Hawaii, à l’occasion du 85e anniversaire de l’immigration japonaise.

Ces voyages avaient pour but de présenter le Karaté et le Kobudo, de développer les échanges internationaux dans le domaine des Arts martiaux et d’instaurer des relations amicales. Ces démarches remportèrent un vif succès.

Il incarnait véritablement l’âme du kobudo traditionnel d’Okinawa. Shinpo Matayoshi est décédé en septembre 1997 à l’âge de 77 ans. 10e dan de Kobudo et 10e dan de karaté, il reçut au Japon le titre rarissime de « trésor impérial vivant ».

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Kenyu Chinen est né en 1944 dans la petite île de Ié, au large d’Okinawa. Il s’intéressa au Karaté en 1959, à l’âge de 15 ans. Il pratiqua le Karaté Shorin-Ryu et le Kobudo, à partir de 1962, à Naha, sous la férule de Maître Shuguro Nakazato 10ème Dan, l’un des principaux successeur de Shoshin ChibanaPuis, un an après, il suivit l’enseignement de Kobudo de Maître Shinpo Matayoshi 10ème Dan.

Étant de frêle constitution, il a dû travailler très dur pour arriver à un certain niveau, ne serait-ce que pour se défendre des “G.I.S” américains des troupes d’occupation, qui prenaient un malin plaisir à attendre les jeunes karatékas à la sortie de leur entraînement pour les attaquer.

Kenyu Chinen, les remercie d’ailleurs beaucoup, car grâce à eux, il est devenu un combattant d’exception.

Plus tard, ayant la ferme volonté de transmettre les enseignements traditionnels qu’il a reçu de ces deux “Grands Maîtres”, Kenyu Chinen fit un premier séjour en France en 1975. Puis quitta Okinawa en 1976 pour s’installer à Paris.

Actuellement 9e Dan Hanshi de Karaté-Do et 8e Dan de Kobudo, il suit encore l’enseignement en Karaté Shorin-Ryu de Maître Katsuya Miyahira 10ème Dan, successeur direct des Maîtres Shoshin Chibana et Chōki Motobu.

Kenyu Chinen a reçu l’ensemble de ses grades par des fédérations officielles okinawaiennes et japonaises.

Il est également le délégué officiel, pour l’Europe, du Karaté Shorin-Ryu et de la Fédération des Kobudo d’Okinawa.

Il a créé la “World Oshukaï Dento Okinawa Shorin-Ryu Karate-Do Kobudo Federation” dont le siège est à Okinawa afin de regrouper tous les pratiquants de Karaté-Do et de Kobudo de tous les pays de par le monde qui suivent son enseignement.

Cette fédération est représentée, dans plus de 20 pays dans le monde, dont la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la Pologne, la Hongrie, etc… pour l’Europe, ainsi que le Canada, l’Argentine, l’Inde, le Cameroun etc… pour les autres continents, et aussi bien sûr Okinawa.

Oshukaï signifie « École des techniques originelles »

maitre chimen
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Bo Kata – Shushi No Kon

Shushi no Kon est le premier Kata au Bō.
Bō Kata kihon ichi et Bō Kata kihon ni, sont des Katas préparatoire a Shushi no Kon.
Sur cette vidéo analyse, plus le bunkai, y’a vraiment de quoi ce faire plaisir bonne lecture.

Bō Kata Shushi no Kon : Analysis (Bunkai)
https://www.youtube.com/watch?v=_ZaNhm8Rho8
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Kobudo

Kobudō Le terme kobudō (古武道?) vient de ko (古) qui signifie ancien, bu (武), le militaire, et dō (道) la voie. En particulier, 武 se décompose en 止 (“arrêter”, mais aussi”pieds” dans le contexte), et 戈, la lance ; l’ensemble se comprend de plusieurs manières : arrêter les lances (c’est-à-dire la violence) au premier degré, ou prendre les armes et marcher au combat au second degré L’acception moderne du terme recouvre toutes les pratiques d’armes associées aux arts martiaux japonais.

Les différents kobudō

Deux courants principaux sont à distinguer, d’une part celui des arts martiaux pratiqués sur l’île principale Honshū, et d’autre part celui des arts martiaux insulaires issus de l’archipel d’Okinawa et des îles Ryū-Kyū. Un troisième courant bien distinct mais à la diffusion plus confidentielle a été transmis au sein de la famille royale d’Okinawa, le Motobu-ha.

Le kobudō de Honshū

Sur l’île principale (Honshū), l’éducation martiale, dispensée au sein des koryu (écoles traditionnelles anciennes), comprenait l’ étude du sabre considéré comme noble, ainsi que d’armes complémentaires telles que la lance yari, le bâton long bō (environ 1,80 m), ou le bâton court jō. Des koryu se spécialisèrent dans certaines armes exotiques telles que le kusarigama (la faucille-chaîne) par exemple. Cette éducation s’adressait à une élite aisée.On retrouve dans toutes ces koryu des déplacements typiques du maniement du sabre, ainsi que dans les arts qui y sont affiliés tels que l’aikidō ou le ju jutsu. On parle donc de kobudō pour désigner la pratique des armes de l’aikidō, ou celle des écoles de sabre pluri-disciplinaires (telles que les Araki Ryu, Sekiguichi Ryu, Shinto Muso Ryu, Katori Shintō Ryu et Yamate Ryu) ou encore des écoles de ju jutsu qui intègrent des armes dans leurs curriculum (Hakko-Ryu Jujutsu 1941).

panel kobudo1

Les kobudō d’Okinawa

Dans les îles méridionales de l’archipel du Japon et notamment à Okinawa, plusieurs édits qui ont émanés soit de la tutelle japonaise des Satsuma, soit directement du gouvernement de Shuri, ont interdit la possession et l’usage des armes tranchantes à la population. Ces édits à valeur commerciale, puisqu’ils ramenaient le royaume des RyuKyu dans le giron isolationiste du Japon impérial, ont souvent été interprétés à tort comme un moyen d’éviter les rébellions2. Ce sont ces interdictions qui ont favorisé le développement poussé des techniques de combat à mains nues, le Tō-de devenu plus tard karaté, ainsi que l’utilisation, en tant qu’armes, des ustensiles de la vie quotidienne3, les “Kobudō”. De plus, le caractère subversif de la pratique l’a longtemps confiné ausecret, ce qui, ajouté à la géographie parcellaire des îles, explique qu’il n’existe pas un kobudō mais des kobudō – plusieurs façons de faire par arme, par île, par expert. Le Kobudo a été développé et enrichi dans les classes sociales des fonctionnaires et officiels du gouvernement de Shuri (les Shizoku), dont la provenance (kumemura), l’education (les classiques chinois pour le concours de Mandarin), et les séjours en Chine à l’Ecole des Mandarins, expliquent l’attrait pour la culture chinoise en general. Cette fois-ci, la pratique n’est plus asservie à l’appartenance à une classe, mais au jeu complexe des relations humaines.

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kobudo 3

Le kobudō du Motobu-ha

Il existe enfin un troisième kobudō au sein du Motobu-ha (le style de la famille Motobu), transmis par la famille royale d’Okinawa, qui a été influencé par les experts chinois et japonais lors des différentes occupations. Outre les armes du kobudō d’Okinawa, il intègre des armes tranchantes d’origine chinoise.

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